Affichage des articles dont le libellé est blog. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blog. Afficher tous les articles

RÉMINISCENCE D’UN VIEUX

Quatre-vingt-sept ans. C’est l’âge que je viens d’atteindre. Aussi, mon avenir, statistiquement parlant, est-il irrémédiablement compromis dans sa durée et les quelques années qui me sont encore allouées ne m’inspirent guère d’intérêt, quand on voit le chaos qui nous entoure à tous niveaux. L’existence, depuis que j’ai appris à m’exprimer ne s’est accomplie qu’à travers des crises économiques, des révolutions, des guerres civiles et des conflits internationaux. Chaque décennie empilait ses victimes comme des plots de ciment en érigeant son mur de morts pour rien. 

Si ce n’est pour défendre les privilèges de quelques groupuscules assoiffés de pouvoir. Des chapelles au service d’eux-mêmes, utilisant la matière humaine pour arriver à leurs fins. Peu importaient les dégâts. Le cynisme était proportionnel aux résultats à atteindre. L’église fut souvent appelée à la rescousse pour bénir les canons afin d’augmenter les chances de réussite sur les champs de bataille. Tel pape, goupillon à la main, servait avec bienveillance l’industrie de la mort. Le peuple, quant à lui, se contentait de paroles et de slogans vertueux en faveur d’un patriotisme de pacotille. Malheureux vivants en sursis servant d’engrais au grand capital, utiles jusqu’au cimetière. 

La crise de mille neuf cents vingt-neuf avec comme corollaire le premier conflit mondial et ses millions de victimes, n’ont pas servi d’exemple. A peine  séchées les larmes, les cadavres encore chauds glissés en terre et les injustices transformées en étendards de la révolte, que la culture de la vengeance refit surface et s’édifia en dogme sous les auspices des aigris de service. Naïveté de ceux qui crurent le monde définitivement acquis à la paix. Les politiciens, comme il fallait s’y attendre, ont œuvré par méconnaissance. Vainqueurs du premier conflit mondial mais tout sauf visionnaires, ils ont favorisé l’avènement du nazisme. A force de trop exiger de dommages de guerre, de saigner le peuple allemand en le poussant au désespoir, ils ont fait la courte échelle à un populiste d’envergure. 

Ils ont réussi à faire, dans les années trente, ce que nous nous apprêtons à mettre sur pied aujourd’hui. Le populisme du vingt et unième siècle n’est pas différent de celui des années trente. Ce sont les mêmes harangues, le même rejet de l’autre, le même racisme et les mêmes casseurs. La brutalité se fait la part belle, le fanatisme renaît de ses cendres et la pudibonderie tient le haut du pavé, A quand l’autodafé du bouquin comme en trente-trois. Déjà une poignée d’intégriste voudrait interdire la publication des livres de Céline. C’est le copié collé d’une situation que je n’ai plus envie de connaître. Trop de morts, de blessés et d’invalides sacrifiés au nom du dollar.

Les quelques voix aux paroles de bon sens qui s’élèvent pour nous mettre en garde ne sont pas écoutées. Les ministres, têtes pleines de leur propre importance, ne voient que la distance qui les sépare des prochaines élections. Les milliardaires ne pensent qu’à rajouter des milliards à leurs milliards et les généraux, ces grands stratèges, réclament leur dû en matériel pour faire la guerre. Pendant ce temps le peuple se bat pour vivre, pour mettre des enfants au monde, de  les éduquer pour en faire de la chair à canon. 

La Seconde Guerre mondiale avec sa traînée de malheureux et ses slogans à l’emporte-pièce tel que : « Jamais plus » ou les images putrides de l’holocauste devenu un business pour faire pleurer dans les chaumières, n’ont rien changé aux infamies du temps. 

La Société des Nations de l’entre-deux guerres ou l’actuelle Organisation des Nations Unies, ne sont que des éclats de rire. Ce sont des institutions à créer des jobs surpayés au pouvoir inexistant. Et le monde va...dans une indifférence quasi totale. Il suffit d’annoncer une limitation de vitesse ou de signaler les déboires de la famille Hallyday quant à  l’héritage de Johnny, pour faire les gros titres de journaux durant des semaines. Mais la marche de notre planète dont nous dépendons étroitement ne semble intéresser que peu de citoyens. Si impacté par le besoin d’avoir toujours plus, l’individu addict aux dispensables se pense à l’abri. Il méconnaît la plupart du temps ce qui l’enracine dans son existence et édifie souvent sa personnalité dans le virtuel pour être tendance et en accord avec son entourage. Je peine à vivre de souhaits, d’envies, de regrets ou d’utopies issues de standards virtuels. 


Quant à l’espoir d’une vie plus gratifiante, ce ne sera pas cette planète qui facilitera les choses. L’homme n’a toujours pas compris qu’elle était unique et qu’il fallait la ménager. 

Pour finir, peu importe ! Comme tout monde, je ne fais que passer.

LE BOUCHER

Fou furieux, malade mental ou torrent d'ego gonflé par l'ambition démesurée d'un cercle d'abrutis ? Le boucher turc, Sa majesté Erdogan, se prend visiblement pour un nouveau Gengis Khan. Ce tyran moyenâgeux et rétrograde, tend à découper ses steaks dans la chair humaine pour se mettre en appétit. Monstre bouffi d’orgueil, de cynisme, d'arrogance et d’assuétude au pouvoir, il court-circuite l'existence et les occurrences de ses concitoyens. Peut lui chaut les moyens utilisés, pourvu que ses idées triomphent. C'est le mal absolu, le mal sans rémission, avec la bénédiction d'une poignée de prophètes intoxiqués aux dogmes d'un Islam  préhistorique  et approuvés par ceux qui regardent sans moufter. Ceux qui pensent juste sont prêts à verser quelques larmes à la gloire des divinités à la mode. Ils désapprouvent en silence le massacre des martyrs et réprouvent, bien entendu, le sacrifice des mutilés de la poudre. 


C'est toutefois avec jubilation qu'ils consultent la bourse et encaissent les dividendes de leurs trahisons. Ils savent, comme chacun, que l'argent n'a pas d'odeur. Ils savent également que le remords dispose d'une élasticité à toute épreuve et qu'il fuit l'esprit, dès l'obole versée aux nécessiteux. C'est avec fracas et grands renforts de slogans, la main sur le cœur que ces braves opportunistes répètent, de cocktails en réceptions, qu'il faudrait faire quelque chose. Pendant que les fats pérorent entre  poires et fromages, la mort crève les écrans de télévision.


Chaque jour apporte son lot d'images de destruction avec ces  milliers d'habitants qui errent comme des somnambules à travers les décombres et ruines de  leurs maisons. Des silhouettes drapées dans la poussière des explosions, cherchant en vain une main secourable. Ils ont tout perdu. De bombes aux gaz toxiques faiseuses de veuves et d'orphelins, rien ne leur est épargné. C’est la misère des dividendes pour les uns, l'or et le pouvoir pour un échantillon de malfrats de la finance. Un échantillon d'irresponsables, décrochés des réalités mais en marche pour une éphémère richesse sur le dos des cadavres. L’être humain serait-il incapable de sortir de son capharnaüm de misère. Est-il obligé d’accepter les desiderata de quelques visionnaires en suspension dans les brumes d’un savoir désordonné et contre nature. Est-il fatal qu’il se soumette à la volonté de personnages qui se prennent pour des entités divines. Doit-il devenir une machine à penser juste, comme le voudraient les metteurs en scène de l’intelligence artificielle ? Le vrai progrès serait de donner une chance d’épanouissement à l’homme, d’éradiquer la faim dans le monde et de mettre fin aux guerres. Des guerres inutiles, car perdus d’avance.


Après dix millions morts pour rien lors de la Première Guerre mondiale et soixante millions de cadavres durant le deuxième conflit avec les camps d’extermination en sus. Plus ou moins cinq cent mille personnes assassinées en Syrie. Sans parler de l’Afghanistan, de la Libye, de l’Éthiopie, du Yémen, de la Turquie et de la Somalie. Entre révolutions et soulèvements, plus de la moitié de la planète comptent ses morts.


Hafez el Assad, autre poltron du savoir-vivre. Autre artiste de la découpe et personnage rustique. Il offre de grandes similitudes avec les anciens chefs de camp du troisième Reich. Spécialiste en extermination chimique, il sait comment nettoyer à l’acide, les taches que forment les individus vus du ciel. Nombreux sont ceux qui désapprouvent sa politique mais ne bougent pas. Car l’intérêt géostratégique dépasse celui des morts innocents sur le terrain. Bah, la mort n’est pas grave, quand il s’agit de celle des autres, bien entendu. Les invalides à vie auront certainement la chance de pouvoir disposer de prothèses dernier cri. Les veuves se remarieront et se feront engrosser pour faire des enfants tout neufs. C’est du moins ce que pense le cynique, la conscience au beau fixe en fumant son havane. Ces lâches par vocation, qui se battent en utilisant les populations comme bouclier, mériteraient de finir au bout d’une corde.


l’Occident devrait avoir honte, sauf bien entendu les néo fascistes, graines de collaborateurs durant le dernier conflit. Les adorateurs de la race blanche n’ont pas disparu. Ils continuent à conspuer tout ce qui ressemble de près ou de loin à un arable, un Juif, un noir ou un jaune. Ces limités de la cervelle oublient que dans cent ans nous serons tous mélangés, jaunes ou couleur cacao. Il n’y a plus qu’un milliard de blancs sur la planète et c’est tant mieux!


Les  guerres du Moyen-Orient sont de notre fait. L'Occident, par son comportement irresponsable et par sa cécité envers les tricheries organisées par les gouvernements successifs des États-Unis et d’une décolonisation fleurant  l’escroquerie, a créé les conditions dans lesquelles se débat aujourd’hui, l’Irak, la Syrie, la Libye et le Yémen entre autres. Ces guerres fondées sur de fausses informations, sur des mensonges et sur la couardise de nos diplomates se pliant avec une certaine gourmandise aux exigences de l’hégémonique Oncle Sam, sont comptables des massacres du Moyen-Orient. Qui plus est, ils continuent à fournir des armes aux belligérants des deux côtés. Les affaires sont les affaires et le dieu dollar ouvre de belles perspectives d’avenir lors de la reconstruction des pays en question. 


Encaisser des dollars ; « In God we trust » sur la misère des victimes fuyant les champs de bataille. Comble du cynisme, la plupart des gouvernements fuient leurs responsabilités en tournant le dos à ceux qui tentent d’échapper aux carnages, dont beaucoup terminent leurs existences noyées à quelques mètres des rivages de l’espoir. Les droits à la vie leurs sont confisqués. C’est avec condescendance que les rois fascistes ratiocinent en rond en détournant le regard des larmes d’enfants. Ils ne savent qu’attiser leur haine de l’autre…en toutes circonstances !

Beau monde..!


COLÈRES DE GUEUX



Chômage, vergogne du financier et indifférence de la part de ceux qui s’octroient le droit de décider pour les autres. Un tiers de l'humanité n'a pas de quoi vivre décemment. Un autre tiers s’appauvrit d'année en année et finira, le temps aidant, par rejoindre les premiers. La classe moyenne se fait du souci et perçoit l'avenir comme une course d'obstacles difficilement gagnable. La dépression fait des ravages, l'angoisse se mute en mode de vie et la peur s'installe au quotidien. Le temps des projets se limite aux fins de mois et le rêve d'un meilleur se construit sous la couette l'espace d'une respiration. Le bruit et les odeurs du temps stérilisent les envies, se substituent à l'énergie et finissent par mourir de l'acte manqué. Les perspectives d'un renouveau à échéance humaine se détricotent et ressemblent à des effets d'annonce et des brumes de printemps vite dissoutes.


La norme est au faux, du moins pour les sans voix, les besogneux auxquels il est facile de faire miroiter les plaisirs de la vie sans leur les donner. De promesses en annonces d'un mieux, ces besogneux de naissance, enchaînés au malheur, n'attendent que le feu vert pour disparaître dans une fosse commune. Le poids des jours est oppressant pour ceux qui voient l'espérance dans le regard des autres sans pouvoir y goûter. L’Humanité, pot pourri de révolutions en tous genres, de guerres fratricides, encadrée par une mosaïque de religions sanguinaires, d'escrocs de haute volée souvent à l'échelle gouvernementale et d'une poignée de nababs agissants comme s'ils étaient seuls propriétaires de la planète.

Suicide party
Cette ahurissante logique financière, organisée par un petit nombre d'inconscients aux dents longues, fait que plus de quatre-vingts pourcents de la richesse planétaire soient accaparés par UN pourcent de la population. Les enchaînés du quotidien, devenus spectateurs de leur propre déchéance, l’œil rivé sur les échéances de fin de mois n'ont d'ambition que celle de survivre aux espoirs déchus. La prospérité d'un pays se mesure à l'aune de ses pauvres. Des décennies durant les défroqués de l'intellect, petits chefs arguant des bienfaits d'une politique minimaliste, servant plutôt de prétexte à enrichissement personnel, ont asséché le pouvoir d'achat des plus démunis afin de mieux augmenter le leur.


Au lieu de gouverner le pays et de faire honneur aux frontispices ornant les bâtiments officiels, ils se sont fédérés en castes, bien décidés de se servir avant tout le monde. Il est difficile d’éradiquer la misère qui s’oppose à l’opulence des coteries en cours, mais il est possible d’insérer plus de justice dans le quotidien de ceux qui souffrent. C’est une question de volonté politique. Il y a la misère financière, celle qui confine l’homme dans un rôle d’angoissé permanent. Ne sachant plus que faire face à ses obligations. Cette situation peut engendrer névroses et dépressions voire mener au suicide. Quand le regard scrute un chemin qui s’avère être sans issue, le malheur en prend acte et s’installe définitivement dans l’univers de l’enchaîné stratégique.


Le stress du chantage à l’efficacité est un autre fléau. Cette exigence de la performance pèse cruellement sur les épaules du kamikaze. Pour éviter le licenciement ou mis à l’écart il est, lui aussi, guetté par des névroses pouvant mener au suicide. Richesse scandaleuse et déchéance innommable ou l’absurde constatation de ce début de vingt et unième siècle. Tout est régi par le rendement, la performance et les dividendes. L’Homme disparaît derrière le miroir de la finance, devient un produit à générer du profit afin d’ajouter de la richesse à la richesse et de la pauvreté à la misère. Tout se délabre. Le pignouf étrillé avec condescendance par l’esclavagiste en quête d’abondance se demande à quoi peut bien servir son existence. Les perspectives d’avenir ne sont plus au rendez-vous.

Trop d’enchaînés au malheur vont se diluer dans les promesses de l’intelligence artificielle panacée qui finira par penser et agir à leur place. Les décennies à venir ne seront qu’une prolongation de la situation présente en moins facile. Les trois huit, vieux rêve industriel, servira sans états d’âme des usines sans syndicats, obéissants aux seuls ordres de la robotique. Ils céderont la place à une vie d’homme spectateur et futur touriste de la misère. Le progrès, à long terme, n’est qu’une chimère destinée aux pauvres et une réalité pour ceux qui ont le temps de vieillir. Le monde change et la justice est hors de portée des moyens de l’esclave moderne.

Le poison se distille à travers les faits-divers, les mensonges s’érigent en dogmes et le faux sert de passeport aux ambitieux à la recherche de gloires furtives. C’est le monde des rapaces aux visages liftés en sourire compassés. Un petit monde qui finira par exciter la colère des « gueux ».

C'EST QUOI L'AMERIQUE

Selon la théorie de Clovis,* les premiers  habitants d'Amérique traversèrent le détroit de Béring il y a 14000 ans, venant de Mongolie et de Sibérie. Au fil du temps les Amérindiens, avec l'apport constant des migrations d’Asie, ont proliféré sur le sol du continent américain. Vers le quinzième siècle, avec l'arrivée des Européens, le sort du continent changea.  Ce fut le choc des cultures avec toutes les conséquences que cela entraîna. Des maladies, inconnues sur leur territoire tel que la variole, s'y propagèrent et décimèrent une partie des autochtones. Massacres, vente d'armes et alcool finirent par avoir raison d'une population déboussolée et sans réel moyen face à la puissance de l'envahisseur.

L'arrivée des Europeens
 C'est le début de la conquête de l'Ouest, de la chasse aux indiens, du morcellement des terres et duconfinement de la plupart des ethnies dans des contrées peu viables. Ce fut le règne des aventuriers, des chercheurs d'or, de bandits de tout acabit et honnêtes gens fuyant la misère dans leurs pays respectifs. Ce « far west » donna naissance, après bien des péripéties et de guerres intra-muros, aux États-Unis telles que nous la connaissons aujourd'hui. Ce rapide tour d'horizon de manière non exhaustive permet d'expliquer en peu de mots la naissance d'une nation faite de bric et de broc par un ensemble hétéroclite de Français, Allemands, Italiens, Portugais, Polonais, Hongrois, Néerlandais, Anglais, Espagnoles, Irlandais et Russes qui, chacun d'entre eux, amenèrent une part de génie du pays qu'ils quittèrent pour un aller simple.

En gros, le génie outre-atlantique fut dès le départ européen. Ce génie, souvent considéré avec suspicion par les églises  avait l’avantage de pouvoir s'exprimer plus librement dans le Nouveau monde. Continent immense aux paysages de rêve et des grands espaces où tout semblait possible. Le grand mérite des conquérants du Nouveau monde furent d'avoir su créer des pôles d'excellence...dont les premiers bénéficiaires furent les intellectuels européens. Pays de cocagne où les lois permissives permirent, comme ailleurs, aux riches crapules de bénéficier d'une impunité bienvenue. 

La fuite des ans  n'a rien amélioré. Le livre des lois prit du volume mais l'homme resta ce qu'il fut de tout temps. Un gribouille dans une peau de vache, capable du pire comme du meilleur. Cette population bigarrée, grandissante, clanique par certains côtés, à la recherche d'un horizon, la tête fracassée par l'espoir d'une future réussite et besogneuse à souhait, accepta sans autre ce qu'elle aurait refusé sous la contrainte dans son pays d'origine.

Le sentiment de liberté et d'espace, tant sur le plan de l'éthique que celui de la morale et de l’environnent, allégèrent la dette des souffrances subies. C'est quoi l'Amérique sinon un rejet de la plupart des pays de la planète, une fleur en veille, à la recherche d'un destin pour en faire une histoire. Un puits d'idées nouvelles avec la chance de pouvoir les réaliser sans tabous. Une nation en devenir, privilégiant l'action quel qu'elle soit et où l'échec ne serait pas une condamnation à vie.

De siècle en siècle le passé, lugubre et contraignent pour les autochtones,  décida d’offrir un avenir aux plus aguerris des entrepreneurs. Avec la traite des noirs, épaulé de petites révolutions et une belle guerre de sécession, des fortunes colossales virent le jour. La moralité, concept quasi injurieux devait être un mot proscrit dans le landernau de la réussite, du moins jusqu'à l'avènement meurtrière de l’État Fédéral qui vit la naissance d'une nation...hégémonique. Nation en herbe à l'histoire limité, en quête d'expérience planétaire, voire universelle. 

Une nation adolescente avec les qualités et les défauts de sa jeunesse. Impétueuse, fière de ses nouveaux pouvoirs, l'arrogance à fleur de peau – sachant mieux que quiconque ce qui est bon pour tous et le fit savoir. Elle devint rapidement l’État Nation où les événements prirent une importance universelle. Pour faire bonne figure et pour étoffer sa carte de visite il était conseillé de mentionner une  visite, même de courte durée, dans son curriculum vitae. Deux guerres mondiales plus tard et un plan marshall bien conçu et rentable  pour une catégorie d’individus aux dents longues, rendirent l’Amérique  incontournable. 

l’Europe affaiblie, le Japon en capilotade et l’Union Soviétique auréolée de sa coûteuse victoire sur le nazisme, ont ouverts un boulevard aux stratèges des États-Unis. 

Kim Phuc
C’est à la fin du deuxième conflit mondial que les libérateurs d’Europe et leurs associés ont réussis à mettre leurs acquis en péril. De mauvais choix politiques en guerres de prestige ce fut l’amorce d'une décrépitude annoncée. Avec la certitude de pouvoir mieux faire que les Français à Dien Bien Phu, la pseudo invincibilité Américaine se fit un devoir de reconquérir le Vietnam en passe de tomber dans le giron de Mao. L'intervention Vietnamienne de cette inique force brutale, malgré le napalm et le défoliant orange, fut un échec retentissant. La photo de Kim Phuc, la petite fille brûlée au napalm qui a fait le tour des rédactions, en est le témoignage poignant. Puis ce fut l'Afghanistan, autre pays dans lequel la guerre perdure et dont le résultat, in fine, sera identique à celui du Vietnam.

L’Irak fut une catastrophe prévisible basée sur le mensonge et le cynisme. Les conflits se suivent et s'épuisent dans l'absurde. Beaucoup de dégâts, de morts pour rien et un lourd tribu pour les populations. Ces va-t-en guerre et professionnels de l'échec, ont été et sont toujours en conflits depuis 222 ans, sur deux siècles et demi* d'existence. Ils représentent un danger pour la paix. Quant à la suprématie américaine, elle n'est qu'une usurpation historique due à une incroyable négligence européenne des années trente. Pour ce qui est du savoir faire généralement concédé aux États-Unis, il a été pour partie importés d'Europe, d'Asie, du Japon, de Russie ou autres pays de la planète. Même la culture a fait l'objet d'achats de masse.


En fait, c'est quoi l'Amérique ?
    
                                                                                          
Wikipédia*

PERPLEXITÉ

La planète tourne autour de son axe. Une manière originale de nous révéler les atouts du clair-obscur et des  privilèges enfuis sous le couvert des jours et des nuits. Elle remet périodiquement son existence en jeu dans le jardin de l'univers. L’étoile solaire accrochée au fronton galactique dispense magnificence et volupté à travers d'éphémères saisons. L'Homme innocent s'y mire dès sa première apparition. Œuvre d’art jamais égalée, elle exprime implicitement un vœu de reconnaissance, un rappel à la raison pour sauvegarder les harmonies en place. Elle tempère lses ardeurs trop pugnaces, diffuse sa plénitude sans arrogance et distribue ses bienfaits pour satisfaire les plus exigeants dont hélas, l'ignorant se fait roi. Depuis sa naissance elle illumine de lumière le firmament des esprits et se mue en compagne du temps qui passe. Le vide dont elle fait sa maison y mesure les peines humaines en gestation. 


La terre, cadeau des dieux ? Geb, le dieu de la terre selon la mythologie de l’Égypte ancienne, offrit le pouvoir à Osiris, le premier pharaon. Chez les Chinois c’est le dieu Pangu, premier être sorti du chaos originel, séparateur du ciel et de la terre. Sa mort a donné naissance au monde et les hommes qui y  vivent. Ce fut également un dieu taoïste, le premier des Trois Purs (Wikipédia). Quand les dieux mythologiques prirent la décision de déléguer une parcelle de leur pouvoir à l’homme, ce fut le début d’un nouveau chaos. L’individu devint un loup pour ses congénères. Les richesses naturelles, gracieusement mises à disposition des rares occupants de la planète, devinrent rapidement des éléments de domination. La guerre pour un lopin de terre. 

La concupiscence transforma les habitudes et ouvrit le chemin à la convoitise, à la chasse aux sans défense, aux meurtres et aux exactions de tous genres. L'Instinct de propriété, levier puissant vers une forme de reconnaissance s'accentua dramatiquement. L'accès aux biens, le plus souvent par la force brutale donna naissance à une hiérarchie de citoyens. L'homme se détourna de la liberté. Il fut soumis à l'appétit du pouvoir ou à celui qui le détenait. Quant à la justice, enfant illégitime d'une autorité maintes fois usurpée, elle mit les rapaces à l’abri de toutes sanctions, puisqu'ils en furent les instigateurs. 


Ce sont eux qui avaient la haute main sur la tribu, le clan ou la société. La propriété permettait d'alimenter la richesse des clans en  devenir. Elle ne sera qu'une future pourvoyeuse de misère. Le pouvoir corrompt, favorise celui qui végète utile dans le giron des chefs, au détriment du suiveur par crainte ou habitude.

Le nombre effroyable d'exactions commises au nom des dieux de l’univers est à peine crédible. Si ce ne fut pas pour une quelconque divinité, les cadavres continuèrent toutefois à s’empiler pour des raisons de cupidité. Pour beaucoup de mortels il est difficilement supportable de ne pas posséder ce qui fait la richesse de l'autre. L'Homme, cet animal si particulier, potentiellement riche en savoirs, ce qu'il ignore, continue à vivre de  manière primitive, illuminant son présent d'une lumière artificielle, de faux idéaux et d'illusions auxquels il ne croit pas lui-même. Il prêche l'impossible égalité entre hommes pour masquer son incapacité à accepter l'être tel qu'il est dans sa conception universelle. 


Il feint de ne pas s'intéresser à sa destinée, tout en craignant ne pas en avoir une. Il est comme un joyau incommensurable à la mécanique subtile et unique. Il ne peut se dupliquer et son destin spécifique, incomparable, lui est propre. L'homme, telle une planète, se construit à partir des forces cosmiques, dans un même souffle universel. 

Les codes de gouvernance, plutôt bancales - mais adoptés par le plus grand nombre, seront toujours injustes envers les sociétés humaines car la règle qui les régit sont uniformes dans leurs structures, sans nuances et pauvres par rapport à la complexité de l'individu. Si l'homme est poussière d'étoile, comme le suggère  Hubert Reeves, l'esprit fait alors partie intégrante de l'évolution cosmique et ne pourra répondre aux lois de la planète sans se faire une certaine violence. Craintif face aux mystères, dubitatif face à l'inexpliqué et rempli de doutes face à l'inconnu l'homme peine à se révéler, à se découvrir dans les sociétés trop souvent contradictoires qui mettent à mal la planète. Le vivre ensemble sans heurt n'est pas une simple vue de l'esprit, pour autant que «l’autre» soit accepté dans l'univers qui est le sien. Une attitude qui va de pair avec une certaine discipline de survie pour ne pas donner du grain à moudre aux états d'âme suicidaires. 


Discipline incontournable quant à l'équilibre de fonctionnement de toute société. Il n'en reste pas moins que l'être humain dépend davantage de l'univers et ses implications que du monde des hommes et ses imbrications artificielles et très souvent contre nature. Affronter l'existence sans fausses illusions pour découvrir le rôle qui incombe au voyageur sans valise, est une noble cause. La diaspora sillonnant le village monde est de plus en plus abreuvée de fausses questions aux réponses absurdes et confuses. Elle est de surcroît abrutie par des images sans perspectives et dévalorisantes, brouillant toute réflexion immatérielle. Elle est la proie d'une gouvernance autoproclamée ou souvent élue en méconnaissance de cause. Cette gouvernance, aux pouvoirs sectaires prétend soigner les blessures dues à ses contradictions, mais les réponses ne répondent guère aux attentes des communautés établies. 


Ainsi, l'homme désorienté, se trouve-t-il en perte de repères. Qui plus est, la notion éthique des pouvoirs en place tend à disparaître en même temps que l'intelligence inhérente a la fonction. Les potentats se dessaisissent de leurs responsabilités au profit d'ambitions personnelles. Il y a souvent une étroite corrélation entre le défaut d'intelligence et la montée en puissance de certains pouvoirs. Le haut de la courbe annonce invariablement la descente et une extinction programmée. L'Homme n'est pas destiné à avoir, mais à comprendre. Cela s'avère à travers la nuit des temps...

COULEURS DE L’ARC EN CIEL

Quelles que soient les âmes en villégiature sur cette planète, elles ont tout un point commun. C'est à dire une égalité devant la peur et la souffrance. Même les plus rebutantes, les plus détestables ou corrompues, connaissent la frayeur devant l’inéluctable. Qu'il s'agisse des Pygmées d'Afrique, des Indiens d'Amazonie, des Tibétains himalayens, des Aborigènes d'Australie ou des premiers Occidentaux, cet échantillon du type   « arc-en-ciel » est le symbole d'une humanité en marche. Cette explosion de vie et de coutumes devrait favoriser l'entente interethnique. L'Homme, grâce à sa faculté réflexive est totalement imbriqué dans le règne animal et son environnent. Ils sont un tout indissociable et interdépendants.


La terre, ainsi que la vie qu'elle génère, ne sont que fragile implant dans l'univers. Cet ensemble, en équilibre précaire, a droit à tous les égards, pour sauvegarder et garantir la pérennité de l'existence humaine. Une poignée de curieux, des  prestidigitateurs intellectuels, animés par le souffle de la découverte invente le mieux-être à travers la connaissance. Savoir et découvertes ! Elle enlève des strates d'ignorance pour mettre à nu ce qui existe. Elle essaye de donner de la visibilité à la méconnaissance du moment et sonde l'opacité qui échappe à l'entendement. Elle étudie aussi les problèmes que pourraient induire à terme les découvertes.

Chercher, découvrir, mettre à nu...oui, mais pour faire quoi. Dans quel but. Serait-ce pour le bien de l'humanité, par vanité ou par soif de pouvoir ? Est-ce pour servir ou se servir ? L’altruisme est une denrée rare dont les héros se comptent sur les doigts de la main. La vanité, par contre, fleurit dans toutes les prairies et est à la portée de chacun. Quant au pouvoir, il se prend !. C'est l'apanage du charpenté, du fourbe et des ambitions parfois dangereuses. Le pouvoir en tant qu'art exige de l'intégrité, de la sagesse et une vision, souvent hors de portée du premier venu. L'idéal voudrait que le pouvoir soit la prérogative d'un esprit subtil et ouvert. Ce qui est rarement le cas. Le sort de l'homme, ce stressé par nécessité course le bonheur ou  l'idée qu'il s'en fait, sans vraiment savoir comment y parvenir, ni de quoi il est fait. Le dessein change en fonction des jours, des expériences ou des souffrances. Il est difficile d'admettre que le bonheur, notion volatile par essence, se vit essentiellement à travers les souvenirs.


Ce sont des petits moments figés dans le temps qui se recrutent dans le vécu. Le bonheur se capte, à l'évidence, comme une respiration et se vit comme une coulée de lave refroidie au service de la mémoire. Le bonheur, celui qui pèse dans l'existence et  donne une pertinence à la réalité est ce moment furtif qui autorise la connaissance de pénétrer l'esprit par la  porte dérobée.

L'existence humaine est un éclat de vie, une parenthèse improbable dans un univers en construction. Elle est un miracle continu, capable de se faire étoile en dispensant lumière et appétit de savoir à ceux qui la découvrent. Pourtant, malgré la courte présence que le sort lui permet de consacrer à la planète, l’homme met toute son  énergie à semer la pagaille autour de lui. La terre, immunisée, n'en souffrira guère. Par contre ses occupants finiront par mettre la clé sous la porte. Il est à croire que la société cherche la paix dans une démarche suicidaire. Échafauder des rêves, penser avenir sont des perspectives honorables et propres à l'homme.


Pourtant à l'aube du nouveau siècle où l'intelligence artificielle se mue en parole d'évangile et où la robotique, dans le meilleur des cas se fera pourvoyeuse de misère,les espérances s’amenuisent et l'homme, pas encore machine fait du surplace. Il tourne en rond, se sent agressé par la pensée de: « No future ». l'Homme feint de devenir  ce que le pouvoir lui demande d'être. Mais sans conviction.

Aucun continent n'est épargné. La discorde règne partout et les égoïsmes exacerbés se vivent comme des programmes en périodes électorales. Amasser, réussir ! Réussir, qu'est ce que réussir ? Comme dit plus haut, le monde court après son bonheur sans vraiment réaliser, en quoi il consiste. Il est immatériel, souvent denrée périssable, parfois strapontin céleste, fugace ou mort-né, révélateur ou compagnon de douleur. Le  bonheur, quand il se vit corps et âme, qu'il s'intègre dans un esprit universel, même à durée limitée, agit comme un vaccin contre l'adversité. Le bonheur ne se décrète pas, ne s'achète pas, mais se décèle parfois au coin d'une expérience. Le bonheur, souvent synonyme d'ouverture ne peut s'affirmer qu'à travers le regard de celui qui s'offre en innocence et sans défense à la compréhension de l'autre.

Il est clair que le chemin choisit par les pouvoirs publics, quelque soit le pays, est très éloigné d'une politique en faveur du monde laborieux. Tout est fait pour créer des opportunités bénéfiques aux « happy view » afin de maximaliser le pouvoir des autocrates. Puis il y a désir de minimiser les dangers envers ceux qui craignent la prise de pouvoir d'une robotique sans cesse améliorée et de l'intelligence artificielle en progression constante. L'Homme serait-il en passe de devenir un serveur servile aux ordres pour régner sur la vaste foule de zombies...jusqu'à l'effondrement de cette civilisation du progrès.

Comme toujours l'homme a le choix entre le bien et ce qui ne l'est pas. Entre l'atome civil et la bombe, entre le partage ou la guerre, entre la vache dans le pré ou la vache folle nourrie à la farine animale, gouverner en faveur du peuple ou exercer une dictature. Il y a toujours un prix à payer pour les mauvaises décisions dont les populations font les frais. Le sort de la planète, comme de coutume, dépend d'un groupe de stratèges qui ne pensent que dividendes et pour lesquels le facteur humain n'a pas plus d'importance qu'un coup de pinceau sur le tableau des ambitions. Cet état de choses en fait un prédateur d'envergure, peu sensible au monde, si ce n'est le sien. Il est trop tard pour inverser les rôles.


Trop tard pour envoyer les pouvoirs au front. Trop tard pour enseigner à ces messieurs de la finance le maniement des armes qu'ils vendent aux États. États qui utilisent ces engins de mort pour assassiner des populations outrageusement manipulées. Ils démontrent, si besoin était,   l'efficacité technique des joujoux pourvoyeurs  de cadavres. Il n’y a pas de petits bénéfices. Les survivants, comme d'habitude, auront droit à quelques larmes de crocodile de la part des instances politiques, aux hommages posthumes, à une médaille de pacotille et un discours lénifiant. Une vie pour rien. Pour masquer la défaillance des gouvernants.

BON SENS

Égoïsme et indifférence 
N’y aurait-il que l'animal humain à résister au bon sens. En observant la nature, la où elle existe encore, il est étonnant de constater à quel point la logique prédomine. L'image, très éloignée de la société chaotique de l'homme, ressemble davantage à une fourmilière désordonnée en pleine confusion. Les bizarreries de ce monde de contradiction où l' appel à la tendresse côtoie le refus à la différence, où l'espoir d'un éphémère bonheur côtoie les envies les plus dégradantes. L'égoïsme érigé en règle de vie où le sort de l'autre n'a de valeur que le temps d'une pensée furtive. Blasé du champ de bataille à force de voir les vidéos tourner en boucle sur le petit ou grand écran. Tout concours à effacer la culpabilité au profit d'un imaginaire improbable. L’homme s’ennuie. Il erre d’un projet à l’autre, se trompe d’ambition et finit par s’éveiller dans le doute, doute qui reste sans réponse et ronge les certitudes. L’entourage, imperméable aux questions existentielles n’est, hélas, que de peu de secours. La solitude, malgré les subterfuges d’une société en mutation, règne à tous les niveaux. 

Il devient de plus en plus difficile d’échanger au-delà de l’insignifiant. Les mots perdent du territoire et les pensées se mettent en vacances de sens. La réflexion, très souvent, refuse d’aller au-delà du souhait, du désir ou d’un élan à court terme. Cette façon d’utiliser le temps ne peut qu’engendrer souffrance et désillusion. Comme l’animal l’instinct de l’homme lui confère une sorte de prescience qui renvoie le monde de l’instant vers une douleur mal définie, imprécise et non maîtrisable.

Avenir
En effet – une majorité silencieuse en perte d’identité suit le tracé imposé par l'exigence industrielle, politique et financière. Sans s'en douter l’homme subit l'amenuisement de ses libertés au profit d’un pouvoir insidieux qui le menotte aux promesses tenant davantage du mirage, que d'une réalité objective. Le destin qui se profile n'a rien de picaresque. L'outrance d'une marche forcé vers un développement financier met l'homme en porte à faux par rapport à ses convictions. Il finira par se conférer un matricule pour entrer dans le rôle peu enviable de larbin de la robotique. Pour ceux qui restent, les infortunés et pour ceux qui croient pouvoir échapper aux enjeux d'une existence mal définie à travers une vision irréelle et non assumé, la chute sera lourde de conséquence. Il est difficile de faire face à un avenir dont les multiples sens interdits s'affichent dans le désordre et bouchent l'horizon qui scintille en pointillé.

Il est toujours plus difficile de sécuriser la population, dans le court terme, sans parler des perspectives à long terme. Une chose est certaine, la robotique engendrera une hécatombe de pertes d'emplois. Ce n'est pas le fruit du hasard si les politiques de divers pays réfléchissent à la nécessité d'instaurer un salaire universel. Ces politiciens savent fort bien vers quel système les pouvoirs du capital se dirigent. Quant aux nouvelles fonctions qui verront le jour, elles seront hautement spécialisées et ne s'adresseront qu'à un petit nombre de privilégiés. Ces privilégiés partageront leur temps entre travail et formation - angoisse et espoir. La robotique, pour l'heure encore limitée à un nombre  restreint d’industries, se généralisera bientôt dans toutes les régions du globe. 

Les joies de la consommation
L'automatisation, spectaculaire dans la construction de voitures (voir: https://www.youtube.com/watch?v=sAq5PwVJMag) n'en est qu'à ses débuts. Cette configuration de nouvelle société tend à se répandre et finira par atteindre l'ensemble des secteurs d'activité. La chape informatique en gestation perturbera gravement l'existence de chacun. Le sort peu enviable de l'homme au service de la robotique fera la joie des psychiatres. C'est un retour au passé avec des techniques modernes où les cadences de travail ressembleront aux images dont témoignait Charlie Chaplin dans son film:«les temps modernes» des années trente. L'espace vital de l'homme tend à se rétrécir dangereusement et les barbelés de l’intolérance tracent une frontière indélébile autour de sa liberté d'action qui elle, se dilue dans la mare des abus de pouvoir. 

La constante surveillance dont il est l'objet permet toutes les manipulations. C'est malgré lui qu'il s'est  laissé dépouiller pour devenir ce livre ouvert dans lequel s'inscrit son passé, son présent et son devenir. Grâce au portable et à sa carte bancaire il est suivi à la trace. De sujet anonyme, coiffé d'ombre, le voilà par le truchement de l'informatique devenu source de lumière et banquable. Le pouvoir, dès lors, investit sa réalité, programmé dans les moindres détails et le transforme en un pantin désarticulé aux ordres d'une mafia financière sans visage. L’homme cependant fait partie des astres, de l'univers et de la liberté d'être, seules entités auxquelles son esprit devrait offrir son évolution. Son rôle n'est pas de se plier aux puissances de l'argent en s'étiolant devant les exigences de pouvoirs corrompus. Une de ses raisons d'être consiste à découvrir son identité réelle, non de se faire piéger par une poignée de cupide à la recherche de plus valus.

SERRONS LES POINGS

Et faisons confiance à notre bon sens. Il est difficile de comprendre ce qui se passe autour de nous tant les informations qui nous parviennent peuvent être contradictoires. Qu'il s'agisse de géopolitique, d'économie ou   de vision sociétale, les images sont brouillées. La cause en est les mensonges sans vergogne édifiés en système de gouvernance où la corruption joue un rôle prépondérant. Tout semble vrai en apparence. Les politiques se donnent un mal fou à nous en persuader. Pourtant, en creusant un peu, en se renseignant auprès de spécialistes de toutes tendances avec la volonté de découvrir une part de vérité, l'avenir semble méchamment compromis. C'est toujours le fait d'un petit nombre de cyniques, prêt à tout pour une parcelle de pouvoir. Plus grave, de gros industriels ont pris l'ascendant sur les politiques.


In fine,ce sont eux qui font danser la classe dirigeante de nombreux pays. Prendre connaissance des écrits de l'essayiste Michel Drac, lire les textes du journaliste Jean-Loup Izambert (Mensonges et Crimes d’État) ou de Thierry Meyssan (De Syrie vers la Birmanie)nous laisse un arrière-goût amère. Même si tout n'est pas à prendre à la lettre, il est d'ailleurs hautement recommandé de faire preuve d'un certain recul - mais si le quart des explications devaient s'avérer justes, le devenir de notre planète ne serait plus assuré.

Les magouilles économiques, la tricherie à grande échelle et l'indifférence compréhensible d'une importante partie de la population, maintenue dans une sorte de coma artificielle, permettant aux tenants du pouvoir de continuer à exercer, avec cynisme, leurs basses œuvres. Les gouvernements et ceux qui les inspirent sont aidés en cela par l'addiction aux réseaux sociaux d'une certaine catégorie de jeunesse en quête de rêves et d'idéaux. Il fut un temps où le projet d'avenir avait un sens. L'idée de progrès, d'ascension hiérarchique dans une société ouverte et moins suspicieuse que celle d'aujourd'hui, favorisait l'espoir, la prise de risque  et l'enthousiasme dans les actions du quotidien. La réalisation de ses ambitions reposa également sur une part d'éthique et une parole donnée valait contrat signé. Cela  valorisait les démarches, les échanges et bien sûres les amitiés. Le cycle de vingt-quatre heures fut moins fébrile et rendait sa dignité au déroulement de la journée. Réflexion et observation avaient encore leurs places. et s'insérèrent facilement dans le quotidien. 


Le temps fut à l'échelle de l'homme. Une société qui table sur la création de besoins artificiels pour alimenter la machine, scie la branche sur laquelle elle est assise Le dialogue se meurt. Les gens se parlent par smartphone interposé avec le langage très approximatif qui va de pair. Ce n’est plus qu’un salmigondis d'abréviations, de lettres et de signes. Le « modernisme » de cette nouvelle forme d'expression ressemble davantage à une paresse mentale débilitante qu'à un quelconque progrès linguistique. Le désir d'être dans le vent, de correspondre à une norme en vigueur, tend à accentuer le laisser-aller en misant sur le manque de personnalité de l'individu. Le côté souvent moutonnier de certains adolescents a du bon et sert l’État. Cette soupe indigeste, composée de carcasses de mots, d’onomatopées en déshérence, a parfois aussi les faveurs de quelques adultes en mal de jeunisme. L’éducation et sa cohorte de ministres, plus intéressés de laisser une trace dans l'histoire que de combler le besoin des élèves, portent une lourde responsabilité dans se laisser aller langagière. La solitude omniprésente chez une jeunesse en mal de perspectives dans un monde où tout se pense et se définit par le court terme, Dans un monde où l’urgence efface le rêve, est loin d’inspirer la sérénité. 

Cette jeunesse se réfugie instinctivement dans le bruit et l'artifice faute d’avoir prise sur la réalité. En fait il s'agit avant tout de la nécessité et le besoin de se sécuriser. de se sentir admit et éventuellement aimés. Le plus navrant c'est qu'il n'y a aucune solution à espérer de la part des pouvoirs publics. Ces derniers crapahutent sous une vigilante circonspection des décideurs financiers. Tant que cette situation perdurera, ce sera au monde des démunis et de la classe moyenne de payer l'addition qui alourdit de jour en jour. Que faire ? Comment éviter cette course aux catastrophes, pratiquement inscrite dans le marbre. Pour commencer il faudrait trouver les hommes d’États capables de mettre fin au cycle financier infernal qui ronge les quatre-cinquièmes de l’humanité. Promouvoir une meilleure redistribution des richesses.

Dividendes des angoisses
Il n’est pas normal de jeter 30 % de nourriture quand un tiers de notre planète crève de faim. Il n’est pas normal que moins d’un pourcent des habitants de cette terre détient plus de soixante pourcents de ses richesses. Il n’est pas normal que les pauvres et la classe moyenne payent pour sauver des banques qui alimentent sans états d’âme l’hyper finance mondiale. Il n'est pas normal qu'un petit clan de spéculateurs puisse impunément exiger d'une population, quelle qu'elle soit, de financer des guerres de pouvoir, suivie des coûts exorbitants dus à la reconstruction de pays dévastés pour la gloire de quelques manitous de la finance. C'est l'esclave qui paye ses propres chaînes. Les religions, autre paradoxe, n'ont jamais été au service de l'homme. Elles ont largement démontré n'être qu'un élément de pouvoir, une manière habile de tenir les masses et d'encaisser les dividendes de l'angoisse. Elles externalisent la conscience de l'homme au lieu de lui fournir les moyens de se construire en tant qu'entité universelle.


Alors que faire ? Il n'y a pas trente-six solutions. Ou tout remettre à plat ou continuer à prendre part, avec indifférence, à la sarabande des échecs. L'Homme étant ce qu'il est, il est peu vraisemblable qu'il puisse comprendre ce qui lui a échappé durant des millénaires. Aujourd'hui la sécurité n'est plus de mise. Djihadistes, Daëch et leurs affidés sont les deux faces d'une même médaille qui s'est imprimée durant la guerre d’Afghanistan. Les États-Unis, l'occident tout entier en porte l'écrasante responsabilité.

Suivre aveuglément les États-Unis dans leurs échecs à répétition a permis aux terroristes d'émerger, de faire leur pelote et d'engager une guerre souterraine qui coûte très cher. Ces habiles rhétoriciens savent comment manipuler jeunes et moins jeunes en quête d'idéal. Ils savent quel modèle construire pour motiver les montées d’adrénaline des adolescents à la recherche d'aventures. L'adolescent, comme tous les adolescents a besoin de se réaliser dans des projets qui lui donne l'opportunité de se remettre en question. La société actuelle où tout se fait dans l'urgence ne leur offre plus cette opportunité.  Cherchez l'erreur. D'autre part les critères de la robotique vont vers plus de chômage, plus de spécialisations et par conséquent vers une constante remise à niveau et la certitude de vivre l'avenir dans l'angoisse permanente. Concurrence oblige.

L'humain devient un produit au service des techniques afin d'assurer un maximum de rendement financier aux quelques magnats qui détiennent déjà toutes les clés du pouvoir. Le jour où la jeunesse déferlera dans la rue en quête de réponses, les biens accumulés ne serviront plus à grand-chose et l'homme finira par retrouver...peut-être, sa condition humaine.

AU SECOURS

Copie humaine de Barbie
Les médias trébuchent. l’Alzheimer médiatique guette. Cette maladie dégénérative, lourde de conséquences tant pour les lecteurs de journaux, de revues, que des auditeurs de radios ou des téléspectateurs normalement constitués et en pleine possession de leur capacité intellectuelle. Les responsables de ce business de l'image et de l’écrit, persuadé d’être investi d'une mission de salubrité public, se sentent obligés de répéter jusqu'à l’écœurement les médiocres nouvelles qu'ils font tourner en boucle durant des jours sur toutes les chaînes, obligeant les abonnés à zapper tous azimuts. Il est vrai que sans cette bouillie indigeste, la plupart des programmes audio, les images du petit écran ou les textes de journaux, quelles que soient leurs obédiences, n'auraient que peu d'intérêt. Tout se survole sans conviction. Les explications sont le plus souvent minimalistes et bâclées. Seul compte le buzz sinon les tintements du tiroir-caisse. L'importance financière qui permet de rentabiliser ce business se mesure à travers l'intensité des catastrophes ou l'hypocrisie vertueuse. Le méga théâtre où les faux combats pour une décence assumée fleurissent avec gourmandise et assurent de confortables revenus au monde des médias. C'est un nouveau jeu où chacun y va de sa petite histoire. D'un côté les offensées, de l'autre les petites jupes « raz du cul » avec seins débordant des soutiens-gorge, pour le plus grand plaisir de ceux qui n'en demandent pas tant.


Contrastes
Rien de plus naturel, de légitime et compréhensible pour ces vierges effarouchées que d'exiger du respect et de la décence dans leurs rapports avec l'homme pour autant, bien entendu, qu'elles soient capables d'exiger la réciprocité pour elles-mêmes. La plante n'est pas condamnable de fleurir pour s'attirer les faveurs de l'abeille. C'est dans la nature des choses. La femme, à moins de virer masculin, est par naissance courtisane. Son besoin de plaire et de s'embellir pour susciter intérêt et envie est atavique. A part le viol, action hautement condamnable, la fausse vertu outragée et la stratégie à vouloir incriminer la moitié de la planète pour harcèlement sexuel confinent au grotesque et se déclinent dans tous les formats de la débilité. Cette nouvelle intrusion dans la vie sociétale est une aberration dont la femme sera la première à souffrir. 


L’être humain, de plus en plus domestiqué et submergé de diktats de tous ordres aura bientôt son enclos d'où il pourra observer à loisir sa dégénérescence, tout en continuant à jouer avec ses petites vidéos en obéissant aux injonctions de ses geôliers. Des centaines de milliers de personnes ont tout perdu lors des guerres fratricides du Moyen-Orient et vivent comme des animaux dans les ruines abandonnées par des combattants de toute allégeance. Combattants au service de quelques cyniques et sinistres profiteurs de la misère humaine, qui est à la finance ce que les Djihadistes sont au terrorisme. Des sans scrupules qui mettent le monde à sac. La gravité de la situation ne semble pas intéresser grand monde, puisque l'on préfère mettre au premier plan l'horreur du harcèlement sexuel sous forme de minauderies de nanas en mal de reconnaissance. Observer, écouter, constater et nous nous apercevons, sans faire d'efforts, que le comportement du petit monde féminin  laisse également à désirer. Il est toutefois plus facile de critiquer autrui que de se remettre en cause. Le harcèlement sexuel, à proprement parler, n'est qu'une question d'attitude. 


Il y a celles qui aguichent inconsciemment et les autres. Les exemples sont légions. Les médias ont bien compris que c'était là une aubaine, un don du ciel qui permettrait de faire le buzz durant des semaines pour satisfaire le nombre croissant de cerveaux fatigués. Le goujat existe. Cet animal en rut permanent a toujours existé et existera toujours. Le mâle bien éduqué et son alter ego au comportement d'étalon de foire, sont en fait les deux faces d'une même médaille. D'une part des mentalités maîtrisées, avec en face, des esprits frustes à la cervelle délavée. Ces contrariés de la vie, jouisseurs de l'éphémère se manifestent dans tous les domaines. La femme se construit sur le même terreaux et tripote allègrement et avec volupté, les mêmes interdits. Il n'y a rien de neuf sous le soleil.




N.B. Il est surprenant de constater que tous ceux qui ont la main tardent la, plupart de temps, à prendre en compte les multiples problèmes qui se présentent à la société. Serait-ce de l'indifférence à l'égard des populations, de la peur envers les tenants du capital qui font ou défont des carrières ?. Serait-ce à cause d'une incapacité à trouver les solutions quant à la complexité des enjeux ?. Nous savons qu'il est aussi difficile de trouver un homme « d’État » capable de gouverner en faveur de ses administrés, que de découvrir un diamant dans un cornichon. Les préposés à la gouvernance sont plus habiles dans l'exercice du croche-pied que dans la recherche d'un compromis pour d'adoucir les tourments du contribuable. Il faut également savoir qu'une majeure partie de la population ne sait pas ce qu'elle veut. C'est souvent tout, tout de suite, laissant la part des sacrifices aux autres. C'est une donnée qui apporte de l'eau au moulin des médias. Le fait d'exploiter l'impatience populaire dans le dessein de ferrailler avec le pouvoir est une aubaine supplémentaire. Provoquer des contradictions et faire le buzz à tout prix, quitte à scier la branche sur laquelle ils sont assis. 

C'est aussi un bon moyen de se faire détester, un art dans lequel les journalistes excellent. La profession est indubitablement en perte de vitesse et devrait idéalement se remplacer par des robots. Ce serait moins coûteux tout en restant aussi subjectif que l'homme, puisque alimenté par ce dernier. Le robot pourrait subir un formatage et apprendre à ne plus interrompre ou couper la parole aux invités et ne succomberait plus à l'usage, toujours très fréquent, de se mettre en scène au détriment de l'interviewé.


ALLÔ

Géopolitique Américaine
Flirter avec le sourire d'une étoile, se soumettre à la bienveillance de la cosmogonie, se bercer dans l'euphorie des ondes créatives pour enfin se sentir de nulle part et de partout, serait-ce là le bonheur tant recherché ? Celui dont on nous parle dès notre naissance et que nous espérons encore toucher du doigt sur notre lit de mort. Vouloir s'affranchir des confusions, celles des bibles et des dieux de toutes sortes afin de retrouver la quintessence de ce que nous sommes en réalité ? La formule est tentante et mérite réflexion. Il est probable qu'un regard vers l'intérieur et une pleine disponibilité suffisent à faire jaillir l'étincelle qui pourrait embraser notre identité réelle et nous donner les clés d'une compréhension universelle. Nous sommes hélas pervertis par les fausses allégations, par l'avidité, l'esprit de pouvoir, la concussion, les égoïsmes, le vol et le pillage. Le résultat de cette manière de procéder se lit dans la misère engendrée par des souffrances inutiles. 

Les millénaires n'ont rien changé au statut de l'homme. Un esclavage chasse l'autre et la douleur du fouet a fait place à la douleur mentale. Les possibilités d'évasion se rétrécissent à vue d’œil. L’espace humaine se limite à une portion congrue dont les rêves s'évaporent sans laisser de trace. Partout fleurissent les dieux, les saints et les vierges qui prétendent savoir et tiennent à nous conseiller en dépit du bon sens, contre  monnaie sonnante et trébuchante. Le mensonge, aujourd'hui, prend du galon et s'exerce de façon industrielle. Il est, ces temps, beaucoup question de harcèlement sexuel mais nous passons sous silence le harcèlement moral, intellectuel et physique. Le basculement de la société vers ce système d'enfermement de la pensée engendre des assuétudes pernicieuses et peut à terme dévoyer le mental de l'individu. L'amoncellement d'informations, la crainte d'échouer ou de se laisser dépasser par la robotique, casse les assurances et crée un inconfort inutile.

Nous oublions totalement que nous ne sommes que de passage et que la pensée du bonheur n'est qu'un apaisement momentané des angoisses qui se dilue dans l'éphémère. L'idéal serait de pouvoir vivre convenablement, l'esprit dégagé des contraintes inutiles en disposant du temps nécessaire à la réflexion. Ce sont des règles de vie dont l'homme devrait avoir le droit de disposer. La course au pouvoir ou le besoin d'entasser ne riment à rien. Ce ne sont là que des cache-misère et des drogues qui se substituent à l'aveuglement de quelques esprits en mal de connaissance. 


Il y a toutefois la crainte que l'accélération des phénomènes physiques et la mise en application des plus récentes découvertes finissent par générer une élite constituée d'un très petit nombre de cyniques qui passeront par pertes et profits la majorité des habitants de la planète. Cette vision, quasi-inéluctable nous ramène à une sentence de sage datant de quelques millénaires. Sentence nous annonçant que vers la fin des temps il y aurait beaucoup d'appelés mais peu d'élus. « Homo homini lupus est » - depuis Plaute rien n'a changé et l'homme reste son propre et pire prédateur. Contrairement à Sénèque qui pensait que l'homme fut  sacré pour l'homme.

Dents blanches, seins reconstitués, peaux liftées et fesses remodelées. Tout dans les apparences pour faire illusion et donner du volume à des personnages qui nous fuient mais que nous voudrions incarner.  Aussi inatteignable que vouloir toucher l'horizon du doigt. Des guerres absurdes, dont les causes sont principalement dues aux abus de pouvoir et à l'avidité d'un petit nombre d'ignorants à la vue courte. Le statut de l'homme est inchangé depuis la nuit des temps . Un esclavage chasse l'autre et la douleur du fouet a fait place à la douleur mentale. Les possibilités d'évasion se rétrécissent à vue d’œil. L’Espace humaine se réduit et se limite à une portion congrue dont les rêves s'évaporent sans laisser de traces. Le mensonge prend du galon et se fait plus performant. La mode est à l'usage de l'artifice pour plaire  et suppléer au vertige du vide qui ronge l'intérieur. C'est aussi tenter de mettre fin au tumulte de la solitude.


Et vouloir changer son image pour remplacer celle qui nous déplaît par l'aversion mesurée que nous éprouvons envers nous-mêmes en découle. En voulant être l'autre, celui ou celle dont nous fantasmons l'existence nous atteignons des sommets de confusion.



NB.- Vite – toujours plus vite ! L'Homme trébuche dans sa course effrénée vers la réussite. Réussir, un leitmotiv autorisant le port de l'habit de lumière, signe de statut social qui suscite considération et envie  dans le regard de ses proches, de ses amis et connaissances. La seule carte de visite qui vaille, le sésame qui brise les cadenas et permet de monter une marche supplémentaire. La  marche menant au sommet d'un pouvoir transitoire, lucratif et situé entre deux parenthèses.

QUEL AVENIR...

Il est tard. Le paysage planétaire évolue et se transforme. Une poignée de clairvoyants, soucieux des effets négatifs de la pollution généralisée, prennent conscience de la vulnérabilité de notre planète. Ce n'est que le début d'un mouvement de fonds, encore peu perceptible. Les choses bougent. Une fraction de l'humanité prend conscience de l'inanité de la course aux biens, le plus souvent inutiles. Des biens encombrant l'esprit,  ne servant pas ou qui  donnent corps au sentiment de solitude quand ils ne servent qu'à valoriser l'ego. L'homme perdu, à la merci des industriels de toutes sortes qui produisent, cumulent et finissent par jeter. Tout s’établi, s'organise autour d'une consommation effrénée et rapide. Travailler et consommer, consommer pour travailler. L'identité de l'absurde et cercle luciférien. Plus d'un tiers de là population mondiale meurt de faim au profit d'une oligarchie qui entasse pouvoirs et avoirs pour exister. J'ai...donc je suis. L'oligarque aguerri aux aléas du grand capital oublie que trop de financiarisation tue la finance et qu'il scie la branche sur laquelle il est assis. Posséder n'est pas un motif d'existence, ne l'a jamais été, ne le sera jamais.

La fin de notre histoire s'approche. Les gouvernants, quels qu'ils soient, abdiquent, rendent les armes, laissent filer le peu de courage qui leur reste et démontrent leur impuissance et ignorance quant aux solutions à imaginer. Plus personne n'est à sa place. Le souffle d'une certaine « dite »  modernité nous prend de vitesse. Les dynamiteurs de l'espèce humaine, crabes au regard de boue, n'ont qu'un but : enrichir toujours plus ceux qui ont tout. Piller la classe moyenne, affamer le monde ouvrier ne sont que des avantages pour le calcul des dividendes. Surproduire n'est pas un problème, on stock au frais de l'électeur et polluer ne coûte qu'au contribuable. Quant à l'avenir ? Cette question n'est pas à l'ordre du jour. Dans le cas hautement improbable où le calcul de rentabilité des faussaires de la finance s’avérerait erroné, ce ne seront toujours que les assujettis qui payeront l’ardoise.

La communication en 2017
Les quelques familles qui se sont emparés de la planète divisent pour régner. Elles encouragent la corruption et le trafic en tous genres, favorisant soulèvements, révolutions et guerres claniques. Tous les moyens qui permettent de promouvoir mort, destruction et misères sont bons. Ce conglomérat de taille internationale est gagnant sur tous les tableaux, puisque la facture des  « guerres, destructions et reconstructions » sont réglées par le contribuable. La puissance financière de ces pourvoyeurs de solutions mortifères est telle qu'ils s’arrogent, quasi impunément, le droit de polluer en rond. Tous les aliments consommables et disponibles sur la planète sont empoisonnés. De la viande à la pénicilline, au plomb et aux pesticides -  des  poissons et crustacés au mercure, toute nourriture potentielle s'est transformée en denrées à risques. 


Les siècles défilent, les habitudes et la bêtise restent. Les coutumes de la Rome antique : « Panem et circences », pain et jeux du cirque, fut un concept qui a ouvert la voie royale permettant de garder la haute main sur les citoyens. Aujourd'hui le portable, pourvoyeur de jeux vidéo, plus dans l'air du temps et approprié au monde moderne assomme l'utilisateur, engendre dépendance et docilité. 

La vision de l'homme n'a guère changé depuis des millénaires. Les soumis par habitude, les insoumis par vocation avec un choix restreint entre fuites ou prison et l'establishment qui tient le couteau par le manche et fait danser le monde sur une musique de dividendes. Il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil si ce n'est l'accroissement ravageur d'une pollution sans limites. L'Avenir, genre d'utopie que l'imagination populaire brandit comme parole à tout faire sous le nez du pouvoir, dans l'espoir de bénéficier d'une bienveillance inexistante, sont comme autant de coups d'épée dans l'eau. La planète s'est rétrécie. L’Évolution technologique a mis les continents à portée de clique de l'individu où qu'il soit. En quelques secondes nous disposons des images de lieux situés de l'autre côté l'hémisphère. Les exodes, la misère, les révoltes et les guerres se déroulent dans nos salons, sur grand écran, dans une  indifférence générale à force de voir l'événement tourner en boucle dans les téléviseurs. 


L'image et le son nous permettent de participer à la misère subie à quelques quinze mille kilomètres de chez nous et de nous en émouvoir durant dix secondes.Le chaos, pratiquement inévitable, tisse sa toile. Les contours de l'avènement se précisent grâce à la déconcertante bêtise du genre humain. Des querelles futiles au combats de religions, les révoltes dues aux égoïsmes en tous genre, des doctrines sournoises et des concepts hors entendement. 


Tout concourt à l'anéantissement de l'homme par lui même. Les gouvernants jouent la planète aux dés. Ils ont déjà perdus leur mise ! A croire que l’être humain soit incapable de se remettre en question, de s'amender. Celui qui a tout veut plus. Celui qui n'a rien veut beaucoup. La faim diminue, la précarité augmente. La lâcheté s'arrange avec les statistiques. La spiritualité trace son chemin vers l'obscurité, laissant de plus en plus de place à la politique des religions, des dogmes. C'est plus facile, plus rentable et permet aux sociétés de croître dans l'arnaque. Nous allons bientôt nous effondrer comme naguère l'Empire du Milieu ou comme les civilisations Gréco-romaines et Égyptiennes.


La troisième guerre mondiale est dans les starting blocs et la finance contre nature, l'allumette à la main, se chargera  de mettre le feu à la mèche avec un plaisir non dissimulé. Les politiques, comme d'habitude, regarderont passer le train.

GOUVERNER EN 2017

Gouverner autrement, réformer, déminer les chemins de la corruption, tout le monde en parle, souvent à tort et à travers. Cette corruption ne résiste toutefois pas à l'appétence du pouvoir, celui qui se cueille au petit matin, comme la rosée des ambitions. Mais, média aidant, en usant et abusant de slogans éculés tels que : « nous ferons mieux que ceux qui nous ont précédés » ou « C'est la faute aux autres » crève les tympans à force de tourner en boucle sur les ondes. La liste des responsables est longue et ce sont toujours les autres qui en sont comptables. Cela n'est que langage d’incompétents, de zombies à l'imagination en friche et de marchands de mots qui partent en vrille. Il y a les vindicatifs, les séditieux et les va-t-en guerre qui ne  cessent de s'imposer par l'injure, la mauvaise foi et la critique. A entendre un « Melenchon » bloc d’orgueil ambulant, révolutionnaire et adulateur des Maduro, des Castro et consorts, adepte inconditionnel du « Y-à-qu'à »  la république serait sauvé et le bonheur assuré pour mille ans. Ce ne sont là qu'aboyeurs professionnels, au service d'une petite coterie de factieux en mal d'image. Ces individus sont incapables de construire leur existence ailleurs que dans l'invective et la rancœur. Manipulateurs par vocation et sangsues avisés de la chose publique, ils cherchent moins  à séduire ceux à qui ils s'adressent, que de se convaincre eux-mêmes du bien fondé de leurs propres arguments.  


En fait ce sont des gens de maigre envergure desservant l'état qu'un certain nombre d'édiles ont piétinés durant plus de quarante ans. La population, assommée par la grisaille de la pensée politique et un laisser aller généralisé, est devenue indifférente à sa propre histoire. C'est un pays qui ne rêve plus faute d’intérêt, anesthésié par une dialectique stérilisée et par manque de projets d'ampleur. Durant des décennies la classe politique n'a cessé de se regarder le nombril, dansant au son de la corruption en oubliant une population en quête d'espoir. Les gouvernants de cette époque ont laissés pourrir la situation. Durant des années la république fut critique envers son entourage, de ses adversaires ou du monde avec entrain sans ne jamais se remettre en question. La société à bout de patience, écœurée par la lâcheté, les promesses non tenues a opté avec circonspection pour le renouveau en élisant « E.Macron » qui, en l'espace d'un an, a réussi l'improbable. Personne ne l'a vu arriver. L’Opposition droite et gauche confondus, a  volé en éclat.


Aujourd'hui, la gauche ruinée, la droite exsangue,  sont en plein désarroi. Ils n'ont par contre toujours pas compris les raisons de leur échec, car ce petit monde au souffle court a toujours la véhémence chevillée au corps et le mépris facile. Ces  boute feu à la dent dure ont mis un couvercle sur leurs échecs et découvrent, oh miracle, ce qu'il faudrait entreprendre pour sauver le pays. A croire que l’échec porte conseil !

Une grande partie de la population est déboussolée, fatiguée, sans illusions, et en perte de repaires. Elle a perdu l'estime pour ses dirigeants. Malmenée par des autocrates aux bras cassés les électeurs peinent à retrouver leur dignité et fustigent par conséquence, la clique des responsables. Rarement informée, sinon à posteriori et la plupart du temps placée avec condescendance devant le fait accompli. Il n'est, dès lors, pas étonnant que l'électeur se rebiffe. La classe politique tend à traiter ses électeurs comme elle traitait naguère l'indigène des colonies, usant d'un paternalisme mi-protecteur, mi-dédaigneux saupoudré d'un léger mépris. L'image que ces irrespectueux et fausse élite politique donnait d'elle-même fut désastreuse et allait à l'encontre des intérêts de la république et de ses citoyens. La parole politique dévalorisée est à l'origine d'un pessimisme généralisé. Rattraper le temps perdu, regagner la confiance de ses concitoyens ne sera pas aisé tant est grande sa méfiance envers les gouvernants quels qu'ils soient. Le Président Macron n'aura pas la tâche facile. Coincé entre une population impatiente en attente de résultats  et la réalisation des promesses électorales, il lui est impossible d'effacer trente ans d'impérities en quelques mois. Qui plus est, des adversaires perclus d'aigreur, mauvais perdants ne cherchent qu'à verser de l'huile sur le feu d'une contestation habilement mis en scène. Leur but est de s'opposer à tout par tous les moyens pour faire échouer les tentatives de redressement. 

Quant l'esprit mauvais du débile contrarié souffle sur l'ignorance d'une population en souffrance tout est à craindre. L'orgueil mal placé, l'ambition démesurée et la soif de pouvoir personnel rend l'individu immature souvent dangereux pour la société, comme pour lui-même. Les exemples foisonnent et méritent toute attention.

A LA UNE !

RACISME COUTUMIER

Le racisme ordinaire est une notion à laquelle beaucoup prétendent échapper. L'homme est persuadé d’aimer, d’admettre et de comprend...