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FASTES

Bureau Versaillais
Les fastes Versaillaises du gouvernement s’accommodent mal au regard de la situation de crise que les contribuables vivent actuellement. Le luxe, l'histoire et ses richesses s'enroulent dans la couverture de l'ignorance de ceux qui sont censés guider la population, par l'exemple, vers un destin supportable. l'Image véhiculée est celle d'une tribu politicarde assise sur des prérogatives d'un autre âge, pédalant dans la semoule des égoïsmes, uniquement préoccupés d'exister dans la durée pour ne pas perdre leurs acquis. Sans vergogne, parfaitement à l'aise avec les jeux d'un passé ayant conduit la royauté à l’échafaud, la France à la révolution et l'homme à la misère. Inconscients des perspectives qui menacent la société, ces politicards abonnés au mirage du verbe, frisant l'absurde, sans vertu, désertant tout effort pouvant ouvrir sur une saine vision des choses, nous préparent des lendemains à hauts risques.

Égocentriques à la limite de la décence, c'est contraints et forcés qu'ils exercent, tant bien que mal, leur politique minimaliste. L'indispensable pour ne pas déplaire à l'électorat et rester maître d'un avenir dans des décors dignes  du roi soleil. Ces infatués de la chose publique nous assurent avec conviction, d'élection en élection, d'un prochain changement...dans la continuité. D'année en années, les mêmes têtes, inlassablement, nous livrent les mêmes discours, nous gratifiant des mêmes promesses. De casserole en casserole les mêmes hâbleurs échappent à toutes justice, se font réélire, écrivent un bouquin et continuent à émarger sur les fonds publiques, comme si de rien n'était.

Manifestation contre l'article constitutionnel 49-3
Il est toutefois bizarre que le politique s'étonne de ne plus avoir la cote auprès de ses électeurs. Certains, un peu plus lucides que d'autres, admettent du bout des lèvres l'existence d'une dysfonction dans certains ministères. Mais cela sera toujours le fait de l'autre, jamais du leur. La politique en fait, n'est que le reflet de la société. Tout, tout de suite et moi d'abord. L'Autre, très souvent, n'est qu'une abstraction... un accident de parcours qu'il n'est pas nécessaire de prendre en compte. Par contre un enfant mort sur une plage ou l'abandon d'un chien ou l'image d'un chat martyrisé font pleurer dans les chaumières et réveillent parfois quelques consciences, le temps de sécher ses paupières. Certains politiciens, non des moindres, se cramponnent à vie aux avantages de leur charge, quitte à faire le pied de grue des jours durant devant la billetterie du cinéma projetant à satiété le film éculé de leurs prouesses électorales.

Un public clairsemé, lassé par la répétition des contre performances, de plus en plus léthargique, finit par déserter les séances. Une fois encore, cette élite auto massacrée espère pouvoir acheter le billet gagnant lui permettant de jouer les prolongations. Situation pathétique d'une fin de course suggérant la mort d'une figure politique. Il est difficile d'abandonner de son plein gré, limousines de fonction, chauffeurs, gardes du corps et l’ascendance jouissif d'un pouvoir sur la population.

Cette Europe qui n'en finit plus de se déconstruire, de perdre de son crédit sur l'échiquier mondial, de s'enrouer à en devenir inaudible et de s'abêtir au point de friser le ridicule, n'est pas le fait des populations mais des imbéciles qui se prennent pour des stratèges de haut vol. Fermés au moindre changement ils  puisent courageusement dans le passé pour répéter ce qui a déjà échoué et le fait de modifier la formulation du discours pour dire la même chose, n'honore  le candidat. A chacun son programme, à chacun sa spécialité. Le contenu sera de toute façon et sans surprise, identique à celui de l'adversaire. Les arrogants de services qui vivent sur le dos du contribuable ne font rien pour apaiser les angoisses de ceux qui triment pour ajouter des dividendes aux dividendes des fauteurs de guerre. Pendant que d'illustres économistes se fendent d'études prospectives dans le  but de générer des gadgets à multiplier les besoins, la prison informatique du simple citoyen, pour dorée qu'elle soit, n'en finit pas de rétrécir.

Les chaînes aux chevilles ne sont plus d'actualité. Elles cèdent la place au harnais virtuel, plus efficace, plus silencieux, plus prégnant, une intoxication librement acceptée et vécue, dont on ne s'évade pas. Le moyen idéal pour garantir dépendance et soumission au profit d'un petit nombre de stratèges de la finance. La notion de propriété fut inconnue au départ. Toujours généreuse, la nature, était à disposition du vivant et gratuite pour que l'homme puisse s'en servir en fonction de ses besoins. Puis vint l'ego. 

La Tribu la plus menacée au monde
Sous l'impulsion d'une poignée de cyniques à la recherche de gloires et de conquêtes ce fut le début de la terreur. Chasser l'autochtone de son habitat, s'accaparer de ses biens, le soumettre à l'autorité de l'envahisseur ne furent qu'une formalité. Créant de facto une nouvel catégorie d'hommes soumis aux intérêts du plus fort. Des armées se constituèrent avec la bénédiction de petits chefs de clans, plus tard avec celles des gouvernements et des églises. Le but étant d'attaquer, d'emprisonner, de torturer, de diviser et de tuer, pendant haut et court tout opposant. S'enrichir sur le dos du plus faible. Cette loi scélérate du plus fort, non écrite, est toujours en vigueur aujourd'hui. Il n'est qu'à voir le  sort réservé aux Indiens d'Amazonie, aux Africains et aux indiens d'Amérique.

Des populations spoliées, assassinées et déportées, pour le pouvoir, l'argent et le christ. Deux poids deux mesures. Les fables de « La Fontaine » mettant en évidence, avec humour, les travers de la société sont assez explicitent à cet égard. Il est toutefois attristant de constater que nous atteignons le point de non retour. Nous sommes un peu à l'image de l'orchestre du « Titanic » qui n'a cessé de jouer pendant que le navire entamait sa descente aux enfers. Difficile de faire admettre que tout ira de mal en pis. Trop de faux prophètes s'éclatent à nous rassurer, moyennant quelques sous, sur le sort de la planète. Les gros bonnets fortunés se croient à l'abri grâce à leur fortune. Ils seront probablement les premiers touchés, particulièrement les nababs de la finance.

Tout perdre quand on n'a rien est moins frustrant que de perdre sa principale raison d'exister, à savoir : « Son statut de Nabab ». Les faux culs et apprentis sorciers de la nomenclature politique, petites mains de la gouvernance, n'en finissent plus de monopoliser le devant de la scène,  alimentant querelles de personnes à défaut d'idées. D'infamies en coups tordus  tout fait ventre, quand il s'agit d'éliminer adversaires ou concurrents. En effet, le sort de la république passe au second plan eu égard aux ambitions quasi hégémoniques des candidats, quels qu'ils soient. Depuis le général de Gaulle où sont passés les hommes d'états capables de dépasser leurs intérêts personnels, leur chauvinisme atavique ou le dogme des partis qu'ils soient de gauche, du centre ou de droite ? D'ailleurs le public leur prête de  moins en moins l'oreille, lassé par les scandales à répétition. Ils ne représentent qu'une importance toute relative pour les membres en attente de carrière.

Ruines d'Alep
Le temps presse. L'Europe, affaiblie, en manque de vision géostratégique et de   cohésion, doit se préparer à répondre aux divers problèmes qui s'amoncellent à ses frontières. De plus il faut mettre fin aux agissements absurdes et débiles du nombre croissant de gouvernements oubliant mesquinement de faire face à leur engagement européen. Refuser l'unité continentale et faire preuve d'un flagrant manque de solidarité dans la tragique situation des immigrés est tout simplement inadmissible et ne restitue pas la crédibilité de l'Europe. Il est illusoire d'espérer contenir le flux des réfugiés. Les pays en guerre, tous continents confondus, par rapport auxquels l'occident portent une certaine part de responsabilité, continueront et amplifieront le phénomène.

Quant à sa défense, l’Europe pourra de moins en moins compter sur le parapluie américain, aujourd'hui plus intéressé à défendre ses positions dans le pacifique. L'Altruisme ne fait pas partie de l'ADN de ce pays, par conséquent « l'OTAN » force de dissuasion mise en place par et pour les États-Unis sera bientôt obsolète. L'Europe, dans le concert des nations se fait aphone, perd de son influence et se fait dépasser par une mondialisation toujours plus active. Le Brexit prouvera d'ici deux à trois ans, pour autant que l'Europe joue son rôle et reste ferme sur les conditions de rupture, le danger que représente la voie solitaire. Il serait souhaitable que les difficultés induites par les décisions anglaises permettent aux nuls de la chose publique de mieux appréhender l'avenir en faisant un effort de réflexion. Entre autres, celle de tenir compte de la situation stratégique du continent par rapport à la Russie, à l'Afrique et au Moyen-orient.

CHINE…

Du bisounours naïf au désintéressé de la chose publique, des amateurs de jeux de cirque aux contestataires de salon, du bobo incrédule aux annonces de catastrophes et ceux qui n’aspirent qu’à l’immobilisme par peur de perdre un acquis, tous devraient se préparer aux difficultés et aux déconvenues qui viendront de l’est. En quarante ans la Chine est passée de la misère et du sous développement social à cette croissance que nous lui reconnaissons aujourd’hui. Elle a fait naître une classe moyenne importante. Nombreux sont les Chinois qui, quand ils en ont les moyens, peuvent voyager, acheter, consommer et se frotter à la culture occidentale dans une relative liberté. Mettons l’accent sur ce que la Chine à fait et non sur ce qui resterait à faire. 

Il a fallu plus de deux siècles pour que l’occident atteigne ces performances. Le pays s’est industrialisé à marche forcée et est en passe de se substituer aux États-Unis comme première puissance mondiale. Militairement elle rattrape son retard et il ne lui faudra pas plus d’une décennie pour faire contrepoids à l’armée américaine. Cherchant la diversification elle place ses pions à travers la planète en rachetant industries et centres de recherche. Depuis un certain temps, le bulldozer Américain confronté aux géants que sont l’Inde et la Chine perd des points. Ces deux pays aux dynamismes imparables, font miroiter leur force mais se réfèrent avec habileté à la diplomatie pour aplanir leurs différents.

Le premier est considéré comme étant la plus grande démocratie au monde, le second plutôt comme une dictature pertinente. Ces deux pays partagent toutefois une excellente vision politique et géostratégique pour les années à venir. Ils savent que tout pouvoir est lié au savoir. Ils investissent, par conséquent, massivement dans l'enseignement et la recherche. L’Avenir de la planète, avec ou sans notre consentement, qu'il nous soit favorable ou qu'il soit conflictuel pour l'ensemble du monde se construira, à n'en pas douter, à l'est. Les  puissances précitées avec leurs partenaires de l'Asean représentent, à peu de choses  près, la moitié de la population mondiale.

Que pèse notre continent face à ces géants. Une Europe divisée, sans direction, sans projets politiques, sans armée, à la merci des États-Unis pour sa défense. Face à l'appétit de ces colosses industrialisés, au savoir faire incontestable, capables d'innover et financièrement solides, l'Europe est une proie facile et corvéable à souhait. L'approvisionnement en matières premières pourrait, à terme, poser quelque problème au nouvel empire et devenir une source de conflit majeur. Pour l’instant cela ne semble pas à l'ordre du jour. Il est plus préoccupant de voir cette zone se réarmer à grande vitesse. La Chine, l'Inde, les pays de l'Asean et le Japon augmentent considérablement leurs budgets militaires.

Les États-Unis suivent. Depuis la montée en puissance de la Chine, une certaine mésentente s'installe entre l'est et l'ouest. En cas de déflagration dans cette partie de l'hémisphère, l'Europe ne pourra probablement plus compter sur l'OTAN pour sa défense.  

Alliance Europe-Russie ?
Que l’Europe, par l’intermédiaire de l’OTAN, donc des États-Unis, puisse narguer Moscou en procédant à des exercices militaires à ses frontières, c’est comme agiter un chiffon rouge devant le museau d’un taureau. Il est compréhensible que des missiles anti-missiles dirigés, comme par hasard, en direction de la Russie, puisse énerver Vladimir Poutine. Il n’y a pas de contentieux important entre le continent et Moscou et l’entente pourrait être cordiale entre les deux pays. La Russie fait historiquement partie de l’Europe. 

Les deux pays sont complémentaires et ont besoin l'un de l'autre. Le proche avenir ne manquera pas de nous le confirmer. Par contre, les nains de Bruxelles, en castrats muets vivent dans la hantise de déplaire au maître et comptent maintenir les avantages acquis par une stricte obédience envers les USA. Une intense collaboration « Europe/Russie » serait très probablement mal perçue par les américains. La volonté hégémonique de ces derniers et l’aveuglement on ne peu plus habituel de Bruxelles, placent l’Europe entre le marteau et l’enclume. Ne pas prendre langue avec Moscou pour mettre les problèmes de la Crimée et l’Ukraine à plat, n’est qu’une erreur stratégique de plus. 

Les larbins au pouvoir, si prompts à enfumer l’Europe auraient dus prendre le temps de la réflexion avant d'agir. Il faut éviter de créer, par pure bêtise, des situations inextricables. Ces mêmes larbins ne s'offusquent pas de traiter avec les dictatures de la pire espèce, n'hésitant pas de se prosterner pour l’intérêt bien compris d’une camarilla de mafieux en mal de dollars. Les capitaux du Qatar, de l'Iran et des Saoudiens, dont ils désapprouvent les mœurs et les méthodes, n'ont pas d'odeur et consolent des regrets et mauvaises consciences. Ces « serviteurs » de l'Union, irresponsables et coupables, se tirent une balle dans le pied et prennent des risques non négligeables sur le plan politique. La population, in fine, le leur fera comprendre brutalement un jour. L'Union européenne est sabordée par une bande de nulles crétinisés. 


L'Europe sous domination Américaine ?
En déliquescence, sans discernement et dépourvus d’éthique, ces inutiles de la chose publique se servent sans états d'âme de l'Europe à des fins personnelles en obéissant au patron. Ce n’est pas Bruxelles qui dirige l’Europe, mais les États-Unis. Comment cette Europe décrite ci-dessus, soumise aux USA, manquant singulièrement de solidarité, endettée, indécise, corrompue, mal armée, sans leader, tirant à hue et à dia, emberlificotée dans des lois que personne n'applique, pourrait-elle faire face aux enjeux de la mondialisation ? 

Même un imbécile de haut vol sait que l’union fait la force et qu’il est dangereux de faire croire, pour des raisons bassement électorales et en dévoyant perfidement le sens du patriotisme pour en faire un étendard de bazar afin de convaincre les foules, qu’un pays seul serait plus performant que l’union. Il est temps de faire preuve de réalisme, de se mettre au service de la logique, de voir les choses comme elles sont et non comme nous aimerions qu’elles soient. Il serait temps de mettre fin aux langues de bois et aux plaisirs d’aligner des phrases creuses et sans intérêt pour épater ses paires. Il serait également utile que les responsables de la gabegie actuelle se focalisent enfin sur les besoins de la société, avant de se préoccuper de leurs ego. Le rôle de l’élu est de servir et non de parader comme des coqs de réception en réception, un verre de champagne à la main.

Guerres inutiles
Nos caciques aux ordres devraient comprendre que les États-Unis, pour consolider leur suprématie, ont besoin de l’Europe et non l’inverse. Nous ne devrions pas axer notre politique sur les besoins des USA qui, dès le début des années cinquante, ont établis leurs engagements sur la force, avec à la clef des milliers de morts inutiles. De l’Afghanistan à l’Iraq - les guerres dévastatrices ont donnés naissance aux extrémismes les plus divers. 

La déclaration de guerre et l’invasion de l’Iraq fondée sur des mensonges, fut une erreur désastreuse et lourde de conséquences. Beaucoup de pays, sauf le gouvernement français qui a sauvé l’honneur, ont suivis les États-Unis. La situation actuelle du Moyen-Orient relève, sans contestation possible, du jeu de dupes. L’incompétence des uns et le chant des canons, promesse de dividendes pour les autres, ont dressés un mur infranchissable entre l’appétit de pouvoir et la vie humaine. Les bons docteurs « ès stratèges » en arts martiaux avaient tout envisagé mais leur ignorance historique, a fait barrage à toute anticipation d’une catastrophe annoncée. Aussi l’erreur Irakienne n’a-t-elle pas servi longtemps d’exemple ou de faute à ne pas commettre. 

C’est avec désinvolture qu’elle a été remise au goût de jour en Libye, avec le lynchage de l’honorable colonel Kadhafi, reçu en grande pompe à Paris. Mêmes causes, mêmes effets. Le chaos s’en donne à cœur joie et s’y installe pour plusieurs décennies avec une suite d’inconvénients supplémentaires pour l’Europe. Assaut de réfugiés pour l’Italie qui n’en peu plus d’être seule face à ce déferlement et aux égoïsmes de l’Europe.  Ironie du sort, de gouvernements aux partis politique, tout le monde s’en lave les mains. Il n’y a ni coupable, ni responsable. C’est la faute à pas de chance ! 


Où es tu ?
Veulerie et couardise, les deux mamelles de la gouvernance avec une vraie fausse élite déconnectée de toute réalité et au service de ses seuls intérêts. Ces  parasites d'état sont issus de privilèges verrouillés à leur intention. Ils sont une petite chapelle de théoriciens manœuvrant dans le virtuel sans autre compétence que la rhétorique de textes abscons. A eux les ors de la nation et la population harassée, culot oblige, n’a qu’à se sacrifier sur l’autel de l’austérité. 

Il est urgent qu'un homme d’envergure, avec une vision claire des priorités politiques à mettre en œuvre pour réformer l'Europe, s’attaque aux privilèges et aux problèmes de compétences. Il est temps d’en finir avec les saltimbanques du verbe aux idées courtes qui ruinent le continent depuis des d’années et se transmettent mutuellement les clés du pouvoir pour rester en famille. L'Europe avec ses formidables atouts mériterait de plus grandes ambitions que celles offertes par les bouffeurs d'illusions actuellement en charge de la destinée du continent. Ce ne serait pas un luxe. Pour résoudre la situation explosive du Moyen-Orient, les armes ne sont pas la panacée.

Le seul remède dans la durée consiste à se réunir autour d'une table et de parler, de mettre les problèmes à nu en faisant preuve de diplomatie, une fonction exigeante qui mérite du talent. Prendre la main tendue de Poutine pour collaborer et rechercher une solution au conflit du Moyen-Orient serait utile. Il a su faire preuve d’une clairvoyance de joueur d’échec dans cette guerre qui n’en fini plus d’assassiner du monde. Une étroite collaboration entre Russie et continent serait pertinente et indispensable. L’aide que Poutine avait proposé à l’Europe des bisounours fut refusée en son temps, elle est aujourd'hui acceptée par l'Amérique.

BREXIT – ET APRES ..?

A entendre discourir députés, ministres et journalistes du Brexit, on ne peut que réaliser l'urgence du coup de balais à donner pour nettoyer la société de ces marionnettes de foire. Pas de langage responsable. Pas de remises en question, si ce n'est qu'à doses homéopathiques. Il ne faut pas bousculer le chaland et garder une carte en main pour conjurer le sort contre les vicissitudes d'une future carrière. Des discours formatées et scolaires, l’imagination en berne et des projets de petits bras. Ces braves ploucs, issus des grandes écoles, brassent du vide et témoignent de réflexions sentant les bancs de l'E.N.A. Ils sont là parce qu'ils en ont les moyens et que c'est une carte de visite pouvant servir de sésame.

Déconnectés des préoccupations de la société, n’éprouvant qu’un enthousiasme limité envers ceux qui ne sont pas de la tribu, ils peinent à convertir des projets en actions. Les médias, toujours à la recherche du sensationnel, souvent en manque de journalistes efficaces, éduqués et talentueux, transforment, la plupart du temps, les interviews en séances d'autocélébration. Dans l’absolu l'invité n’a que peu d'importance puisque le journaliste pose les questions et commente ses propres  réponses. 

Évitons de chercher des boucs émissaires. Nous sommes collectivement responsables. Cessons de nous plaindre de la montée de l'extrême droite. C'est nous qui la mettons en place. Quatre vingt dix-huit pour-cent de la population actuelle n'a pas connu les exactions, ni les rafles ou les délations commises par l'extrême droite durant les années trente.  Si nous n'y prenons garde l’histoire pourrait se répéter et nous faire subir les mêmes avatars à court terme. A part les sempiternels « musclés » de tous bords et les « y a qu'à » à l'encéphalogramme plat, personne ne prétendra le contraire. Comme durant l'entre deux guerres, nous avons des gouvernements faibles à tendance bisounours, pour lesquels le pire n'est jamais certain. Ils s’auto-immunisent contre tout péril et vivent dans la certitude que tout finira par s'arranger un jour. C’est en 1945, à la fin du conflit mondial que nous avons constaté de quelle manière les choses se sont arrangées.

Cinq ans de peurs, de misères et « cent millions de morts » avant d’êtres libérés par le Général De Gaulle et les alliés. L’extrémisme et le repliement sur soi, ne sont que manifestations d’une minorité de frustrés aux ventres mous et d’ignorants. La sauce politique des « guignols » aux responsabilités fait des grumeaux. Il serait temps de mettre les choses à plat et de réaliser que seuls, face à la mondialisation, nous ne représentons pas grand chose.

L'Angleterre seule contre tous ... 
Les pieds nickelés prétendant le contraire ont certainement abusés des prédictions de la Pythie ou trop tirés sur leurs joints. Ce serait affirmer qu'un footballeur, seul face une équipe de onze joueurs, serait à même de remporter le match. Il est permis de rêver mais il est interdit d'utiliser le rêve comme moyen de gouvernance. Notre société civile vit suffisamment de désordres sans qu'il soit nécessaire d'en rajouter. La confrontation entre David et Boris, respectivement premier ministre et ex maire de Londres, pour une question de politique intérieur en est le dernier exemple. L'ambition carriériste, l'ego démesuré, l'inconséquence et l'absence de vision des deux protagonistes mettent à mal la perfide Albion et risquent de morceler le pays, si l’Écosse persiste à vouloir faire partie de l’Europe. L'incompréhension et la méfiance éprouvée envers l'Europe telle qu'elle fonctionne depuis  des décennies, n'est que le résultat de trahisons politiques, d’incuries élitaires, de visions léthargiques et d’égoïsmes nationaux. La carence en figures emblématiques capables de motiver bras cassés et carriéristes professionnels qui profitent du système au lieu de le servir, ne font qu’alourdir les passifs. La plupart des pays ont pris l'habitude de faire leur business et petites magouilles en profitant de la manne versée par les contribuables de la communauté.


L'indolence et le refus du politique à assumer ses  responsabilités, laissant croire que Bruxelles est seule coupable de toutes les vilenies. Les citoyens devraient savoir que les fonctionnaires de Bruxelles sont le fait des vingt-sept  membres de la communauté qui les élisent. Tant que le politique omettra d’agir dans la transparence, toute solution avancée sera bancale. Ce qui engage l'avenir d'une population ne peut se réaliser sans elle et c’est courir à l'échec que d’oublier cette simple notion. Pour répondre aux attentes du citoyen. le forum de discussion a son utilité. Il est en effet primordial d’expliquer, d’échanger, et de convaincre, lorsqu’il s’agit de transformer les lignes d'une politique donnée.

La population peut accepter ce qu'il comprend mais déteste être mis devant le fait accompli, comme c'est le cas la plupart du temps. Le Brexit, résultat du pari imbécile de deux ego surdimensionnés, offre une opportunité, grandeur nature, à l'Europe de se réorganiser. Les esprits chagrins, les vieilles lunes ou taupes cavernicoles, ont l’occasion de se réhabiliter en démontrant que l’ignorance n’est pas une fatalité. La nostalgie du passé ne construit pas l’avenir et assurer, tant que faire se peut, le devenir des futures générations est un devoir qui mérite d’être soutenu par les talents d’une nouvelle classe politique. Il est nécessaire d’avoir recours à un œil neuf pour jauger les voies du possible et prendre la hauteur suffisante permettant d’englober l’ensemble de ce qui fait la mondialisation. Un pays isolé ne représente plus rien et l’Europe n’est qu’une partie, importante il est vrai, de la partition du monde. Il n’est plus temps de jouer « petit Bras ». Pour être crédible sur le plan mondial chaque pays sera bien obligé de céder, tôt ou tard, une part de sa souveraineté afin d’accoucher des « États-Unis d’Europe » comme le préconisait Winston Churchill lors de son allocution de Zurich en 1947.

Notre époque est compliquée, incertaine et les orages menacent de toutes part. Personne ne sera à l’abri le jour où la tempête éclatera. A l’ère d’internet, informatique aidant, la notion temps perd de son importance et la distance n’est plus un obstacle. En quelques secondes les bonnes ou mauvaises nouvelles traversent les hémisphères, obligeant gouvernements ou services spécialisés à prendre des décisions pouvant êtres lourdes de conséquences. Ces situations extrêmes exigent des compétences hautement qualifiés, très loin de celles du carriérisme habituel des « élites » actuellement aux manettes. La société a besoin d’hommes clairvoyants, lucides, honnêtes et désintéressés, œuvrant pour le bien de tous. Ce qui n'est plus le cas depuis des lustres. Aujourd’hui le seul bien-être de son pays n'est plus de mise, il est également nécessaire de prendre en compte celui du monde dans sa globalité.

Nous oublions trop facilement que nous sommes tous interdépendant aussi les égoïsmes, qu’ils soient individuels ou imputables aux états, ne manqueront pas d’anéantir et ensevelir sous les immondices de l’histoire ces consciences atrophiées. 



NB Les guerres ? Celles du moyen orient ou d’ailleurs sont aussi nos guerres. Si nous voulons la paix, il faudra utiliser les moyens nécessaires pour mettre fin aux conflits en cours. Ces guerres qui laminent les populations sont le fait de petits potentats de salon, de quelques vulgaires qui n’en n’ont pas assez  d’en avoir trop.  Une question d’impuissance de nantis, de « pauvreté opulente ». Un pouvoir emprunté aux misérables, faisant fructifier les dividendes du sang dans l'indifférence générale.

ALORS...QUE FAIT ON ?

Faut-il pleurer, se réjouir ou se féliciter de la décision de l’Angleterre ? Que faire de cette Europe en loques, de l’espoir perdu pour les milliers de traumatisés de la dernière guerre mondiale. Du rêve ignoré, mal traité et incompris des tribus de technocrates au seul service du commerce et de la finance. Que deviendront ceux qui auront misés avec enthousiasme sur une terre d’avenir où chacun trouverait sa place. Où les histoires fragmentées d’un continent en constant effervescence deviendraient l’histoire d’une Europe au service de l’occident. Les égoïsmes nationaux, l’appât du gain, l’ego démesuré et immature d’un certain nombre de politiciens ont cassé le jouet. L’Utopie, seule pourvoyeuse de progrès, a cédé la place au dollar et la couardise du politique a fait le reste.

Great Brittan in ou out n’est que relativement secondaire. Il s’agit de nous interroger sur l’avenir pour savoir si nous sommes prêts à construire l’Europe. Sommes-nous prêts à poser les bases d'une confédération européenne au service du citoyen. Ou préférons nous une Europe du type des années trente et les risques inhérents à ce retour en arrière. La nostalgie d’un passé que la plupart des citoyens n’ont pas connu et imaginent plus confortable et moins anxiogène que l’époque présente, est une illusion, une vue d’esprit. Dispersés, le chacun pour soi ne pourrait que nous soumettre à la loi du plus fort, comme cela fut le cas du temps des chemises brunes. Les pays, individuellement, dépenseraient des fortunes pour leurs défenses qui, de toute façon, resteraient limitées par manque de moyens et la concurrence entre pays dits « libérés » du joug de Bruxelles tendrait à croître, déstabilisant d'autant les communautés.

Cela risque d'éveiller quelque idée malsaine et aiguiser l'appétence de ceux qui auront su trouver leur place dans la mondialisation. Notre choix déterminera la place que nous tiendrons dans la mondialisation. Seront nous des nains éparpillés dans un nuage d'illusions ou serons nous capables de répondre aux exigences de la mondialisation. Une Confédération Européenne peut faire jeu égal, sinon plus, face aux États-Unis, la Chine, l'Inde et l'Afrique.

Il est inenvisageable de construire une telle confédération avec la troupe de dépressifs et de bras cassés actuellement au pouvoir. Ces caciques, enracinés dans des coutumes d’un autre siècle, plus intéressés à sauvegarder leurs acquis, que rechercher des solutions à la complexité d’un monde en mutation. Lobotomisés de naissance ils ne font qu’ajouter l'erreur à leurs ambitions personnelles. Il n'est plus temps de laisser les contribuables endosser le coût de la corruption. Le spectacle désolant et quasi quotidien des affaires concernant les désœuvrés de la politique, les bagarres et petites intrigues  favorisant carrières et prébendes ne devraient plus exister dans les pays se targuant d'êtres des démocraties.


Ces besogneux de la fonction publique ignorent êtres assis sur un baril de poudre dont la mèche n'attend que l’allumette. Un coup de balais serait salutaire. Il est urgent d'offrir des opportunités aux nouvelles générations. Celles ouvertes aux rêves, capables d'engendrer les utopies qui mènent aux grandes réalisations. Des hommes tels que: Einstein, Gandhi, Mandela, Martin Luther King, De Gaulle, Churchill, la famille Piccard ainsi que beaucoup d’autres, ont balisés les chemins nous indiquant la route des possibles.


NB : La confédération exclura de facto l’Angleterre et ne concernerait que les pays de la zone euro, condition « sine qua non » à l’harmonisation du système fiscal. Créer une constitution européenne approuvée par le citoyen. Un gouvernement central élu, une armée et une frontière sûre. Une Europe à deux vitesses, certainement. Peu importe le nombre de pays qui voudront participer à cette nouvelle aventure.

QUEL PLAISIR DE VIVRE LA TETE EN BAS ?

Il ne s'agit pas de convaincre. Chacun voit midi à sa porte, mais de mettre au jour certaines clefs qui permettent de mieux appréhender l'histoire qui se dessine sous nos yeux. Le changement que les sociétés génèrent autour de nous ne sont que les prémices des bouleversements qui nous attendent. Contester cette « évolution » reviendrait à vouloir arrêter une avalanche avec la main. Personne ne sait avec exactitude  de quoi nos lendemains seront fait, mais nous pouvons d’ores et déjà dresser un constat de ce qui «est», par rapport à ce qui «serait» raisonnablement prévisible, à moyen ou long terme. Il faudra que nous fassions preuve de bon sens, d'imagination prospective, de pragmatisme et de courage pour discerner les voies à emprunter. Le « BREXIT » ?  Un problème prévisible. L'Angleterre n'a jamais fait partie de l'Europe malgré le désir et la volonté exprimés par le visionnaire W. Churchill. 

Les nombreux problèmes que suscitera une éventuelle démission de la  Grande Bretagne produira fatalement des turbulences. Elles ne seront en aucun cas insurmontables. Il vaut mieux une Angleterre politiquement hors du continent que mal intégrée.  Que cela nous plaise ou non, nous sommes dans la mondialisation. C'est un fait avérée et irréversible. La nostalgie du passé, le souvenir des trente glorieuses et du vingt deux à Asnières font partie d'un folklore révolu. Posons nous les bonnes questions. Quelle Europe voulons nous et que pouvons « nous »  faire pour l'obtenir. Il est clair que la communauté d’aujourd’hui ne correspond en rien à la vision de ses concepteurs, ni à la mutation et l'évolution des sociétés dans les domaines économiques, politiques et géostratégiques.

En mille neuf cent quarante-sept, Churchill fut un chaud partisan pour la construction des États Unis d'Europe. Le général de Gaulle, quant à lui, suggérait une « Europe des Nations » allant de l'Atlantique à l'Oural. Deux visionnaires aux idées proches. Deux hommes d'état attachés à leur pays, pragmatiques et faisant preuve de bon sens, sachant déjà que la voie solitaire n'était plus de mise. Leurs successeurs ont, hélas, convoyés la communauté vers une mercantilisation à outrance au point d'être davantage au service de la finance, qu'à celui du citoyen. L'Europe c'est élargie en ordre disparate et trop rapidement. Il eut fallu consolider sa base et passer d'une communauté d'intérêts économiques à la création d'une confédération avec un gouvernement   central, une monnaie unique et une armée pour assurer son indépendance. In fine, assurer, une certaine concordance administrative entre membres concernant l'organisation d'une harmonisation salariale et fiscale. 


Une fois ce programme réalisé, d'autres pays pourraient intégrer la confédération à des conditions préalablement établies. Pour que notre continent puisse fonctionner et faire face aux défis qui nous attendent, tout est à remettre à plat. La conception de gouvernance est à revoir, car les outils du passé sont obsolètes, au même titre que les dirigeants, ensablés dans des certitudes d'un autre temps qui perçoivent l'avenir comme une extension du passé. La politique du futur a besoin d'imagination, de courage, d'une vision prospective et d'une envie de bâtir une Europe au service du citoyen. Remettre les pas dans ceux des « Hommes d’État » fondateurs de l'union, tels que les Schumann, De Gaulle, Adenauer ou de Gasperi, qui furent, de tout temps, au service du citoyen et n'ont jamais œuvré pour un prestige personnel, comme  nombre de leurs successeurs.

Comment rendre une politique acceptable si ce n'est par la communication, la vérité et la pédagogie.Avoir un programme ? Encore faut-il  savoir en expliquer le contenu afin de susciter des questions et  pouvoir y répondre. Le citoyen est adulte, du moins le plus grand nombre. Il peut tout entendre, tout subir mais il doit pouvoir comprendre. Le monde de demain n'aura plus rien de commun avec celui d'aujourd'hui. Le plein emploi c'est fini. Le futur est entre les mains de la robotique et les syndicats ont quelques soucis à se faire. L'Europe est riche en savoir faire et dispose d'atouts industriels indéniables. Hélas les partis politiques  se déchirent, se dénigrent et courent après des parcelles de pouvoirs perdus. C'est le règne des partis dévoyés, aux réflexions peu claires et contradictoires où chacun œuvre dans son coin. C'est la cacophonie à tous les étages. 


Le système actuel est arrivé à bout de course et n'a plus rien à offrir. Le citoyen, fatigué de subir l'impuissance de ses politiques, exige un changement radical. Inventer de nouvelles règles et ne plus faire mentir l'inscription sur les frontispices des bâtiments officiels à savoir : Liberté, Égalité, Fraternité...

Tout est à réinventer et loin d'être une utopie cette démarche s'inscrit, « nolens volens » dans le futur développement politique et économique de notre planète. Le tout est de savoir quand et à quel prix. l'Application de réformes, indispensables au renouveau d'un système gouvernemental, risque de soulever des résistances. Le temps où le politique n'avait que ses propres intérêts à gérer semble révolu. Députés et ministres sont sensés êtres au service de la population et non l'inverse, ce qui mettra au chômage un certain nombre de politiques. Il faut en terminer avec les vieilles habitudes qui ont amenées le pays et l'union à perdre toute identité. L'Europe sera forte et indépendante ou ne sera pas. Ces perspectives de renouveau méritent des nouvelles têtes où l'imagination et une saine vision prospective se mettent au service du citoyen. 

ET L'EUROPE DANS TOUT CELA ?

Sans une prise de conscience des quelques politiciens encore capables de fournir une réflexion de bon sens, le sort de l'Europe sera bientôt scellé. La menace d'effondrement se précise et ce ne sont pas les technocrates de Bruxelles, dont l'ambition se limite au constat, qui mettront fin aux calamités annoncées. Refusant d'assumer la responsabilité du désastre Grecque, dont les comptes truqués furent connus de tous. Agissant, par ailleurs, avec une coupable mollesse envers l'Angleterre, lui concédant de multiples avantages sans contrepartie.

Aujourd'hui, l'Union, cède une fois de plus au chantage de la perfide Albion avec le risque de donner des idées à certains pays opportunistes ne  cherchant qu'à profiter du système. l'Europe Unie, ce noble projet nous a permis de vivre en paix durant soixante dix ans et représente une nécessité absolue pour sa survie. Les États Unis seront, tôt ou tard, appelés à se désintéresser de notre continent, du Moyen-Orient et de l'Afrique afin de consolider leur présence dans le pacifique.


Que cela plaise ou non et contrarie toutes celles et ceux qui vivent, œillères aux tempes, glorifiant un passé révolu en en appelant au retour de la « dolce vita et des vacances romaines » se fassent une raison. Un retour en arrière n'est pas possible, ni souhaitable. Nous pouvons nous appliquer à améliorer le monde en devenir, en cherchant à le rendre plus compatible avec nos besoins et plus en rapport avec nos aspirations, mais nous ne pouvons nous en détourner sous peine de disparaître.


La seule issue possible, si nous voulons assurer un avenir à notre continent, consiste à consolider l'union européenne, de la doter d'un gouvernement et d'une  armée. La Chine, l'Amérique, l'Inde et le continent Africain ne comptent pas sur notre bon vouloir pour consolider leurs zones d'influence. Tous se préparent à un bras de fer techno-économique en investissant dans la recherche, le savoir et l'armement. Pendant ce temps nos partis politique perdent un temps précieux à se faire des petites gué-guerres d'ego pour asseoir un certain pouvoir et s'assurer « confort et richesse » en se foutant éperdument de tous ceux et celles dont ils ont la charge. Il serait temps de désinfecter les nids hébergeant les nuisibles de la politique.


L'Armée des nains glandeurs, parasites du contribuable et incapables d’œuvrer pour le bien commun. La France, ce pays phare, fut longtemps le centre du monde occidental et mérite mieux que cette bande de velléitaires braillards. C'est le moment de mettre de l'ordre dans la maison et de passer au vingt et unième siècle. L'Europe dispose d'un potentiel industriel et économique non négligeable pour faire face aux défis  imposés par la mondialisation. Elle n'est toutefois pas à l'abri de lourdeurs administratives inutiles,  paralysant une réactivité souvent nécessaires sur des marchés volatiles. Pourtant le danger de se laisser distancier par nos concurrents de demain est important. Les pays émergeant ou prétendus  tels, avancent à pas de géants pendant que notre continent se perd dans l'expectative, dans les contradictions et organisations d'élections à répétitions.

Qui plus est, elle chemine en ordre dispersé, refusant certaines contraintes signées et acceptées en entrant dans la communauté. Il serait aussi nécessaire, si nous voulons faire honneur à nos démocraties, de nous interroger sur notre attitude envers les réfugiés. C'est avec une déconcertante facilité que nous oublions nos engagements de solidarité, signés en son temps à Genève. Il est amusant de parler d'une Europe chrétienne en refusant de tendre une main secourable aux malheureux en détresse. A peine détruit le mur de Berlin que des barbelés se dressent à l'horizon. l’Europe se parjure, oublie ses souffrances du passé et rejette cyniquement le réfugié...comme il a rejeté le juif. A voir ou revoir « Exodus ».

GROSSE FATIGUE

La politique n'est souvent qu'une graine d'ego à portée du premier planqué. Quarante ans de discours lénifiants tricotés à l'aune d'une même pelote de mots. Un monde opportuniste aux mentalités étriquées, collées entre deux strates de suffisance. Des autoritaires dont l'intérêt  se manifeste par le pouvoir qu'ils exercent sur autrui. Un comportement d'ethnie égocentrique, tenace, faisant peu de cas des aspirations du citoyen. Seul importe le parcours politique. Ces doctes parasites au savoir penser fluctuant sont prompts à s'écharper pour une parcelle de pouvoir. l'Homme d’État, cet aristocrate de la politique, a cédé la place aux amateurs du dogme, rendant les perspectives d'avenir aussi insipides que nos légumes cultivés à l'engrais chimique.  

Lâcheté, ignorance et laxisme sont apparemment bien ancrés dans les fondamentaux qui charpentent la politique de ce début du vingt et unième siècle.  Adeptes de la rhétorique, ces nains de la politique caracolent dans l’inachevé et le provisoire. Aveugles aux réalités de la mondialisation, dans l'impossibilité d’appréhender les nouvelles configurations économiques et désorientés par la perte de repères géopolitiques, ces inutiles de la chose publique nous préparent au pire. Caciques en disgrâce, cloués au pilori par les collectivités, ils refusent tout changement pouvant porter atteinte au statu quo. Remettre le système à plat n'est pas à l'ordre du jour par crainte de ne pouvoir en assurer la maîtrise.  L'Europe, construction indispensable mise en place par quelques visionnaires conscients des enjeux politiques et géostratégiques est une nécessité historique qui s'est imposé dès la fin du dernier conflit mondial.

Il était impératif de construire un front commun face aux bloques du pacifique et de structurer un pouvoir politique pour répondre aux futurs défis. De la Chine aux  États-Unis, du Japon aux pays de l'Asean alors aux construction. Comme toujours, quand il s'agit d'innover, l'inconséquence de certaines tribus politiciennes à l’imbécillité croissante, risquent de mettre à mal l'existence du projet Européen et d'exposer le continent à l'appétit de prédateurs toujours à l'affût. Les égoïsmes nationaux et l'impéritie de fonctionnaires préférant pousser l'union vers l’abîme plutôt que limiter leurs  prérogatives, ne font que rajouter des problèmes aux difficultés du quotidien. Le monde change, transforme et reconditionne nos habitudes en nous imposant une nouvelle grille de lecture.  Peu nombreux sont ceux qui s'en aperçoivent et s'en émeuvent. 

L’économie, le travail et le chômage ne peuvent trouver de solutions dans le système de gouvernance actuel. Ils soulèvent des interrogations majeurs dont les réponses exigent une  remise en question politique et la mise en place de nouvelles règles, plus en accord avec les nécessités d'une société moderne. Beaucoup s'interrogent sur l’économie et nombreux sont les économistes qui s'en expliquent, mais la plupart se sont lourdement trompés. Le capitalisme hors contrôle, tel qu'il se pratique actuellement, au seul service de quelques privilégiés risque, à terme, de nous préparer une guerre civile. La classe politique, toutes tendances confondues a capitulé devant les exigences d'une financiarisation à outrance. L'Argent roi, la richesse étalée aux quatre coins de la cité ont créés des opportunités incitant le personnel politique à vivre au dessus des  moyens de ses contribuables. Dépenses somptueuses, budgets insensés alimentant une bureaucratie généralisée, inefficace et inutile, générant des carrières de salonnards. Des partis au seul service de la rhétorique. Pérorer, annoncer lois et projets, sans aller au delà du plaisir des mots. 

La situation se dégrade. L'information et l'image circulent à grande vitesse et la connaissance se met au service du plus grand nombre. L'opinion entend, comprend et juge. L'insatisfaction devient palpable et la désillusion touche toujours plus de citoyens.  La population en perte de confiance, se perd en conjectures et ne supporte plus la désinvolture de ses dirigeants. Difficile d'imaginer l'issue des manifestations de rues à travers les pays en crise. Une chose est certaine, aucun gouvernement ne pourra faire face aux foules cherchant à mettre fin à l'archaïsme de cette politique passéiste dont l'échec est patent. Le partage est devenu une denrée rare et cette rareté met le monde en danger, déstructure les pays, délite les communautés et affaibli l'homme. 


La politique sans imagination, dépourvue de vision à long terme comme celle exercée par nos éminents vieillards, est passé de mode. Internet, l'informatique, la robotique et la mondialisation ont transformés la planète. Cette  nouvelle donne nécessite des structures que les tenants de la politique actuel sont à mille lieux d'imaginer. Il faut des idées, du sang neuf, pour faire face aux challenges qui s'annoncent. Le travail, tel que nous le connaissons, deviendra une denrée rare.  Les perspectives du futur  sont à la prolifération de la robotisation. L'industrie produira vingt quatre heures sur vingt quatre et sept jours sur sept, limitant la main-d’œuvre  au stricte nécessaire. L'embauche de personnel se fera davantage sur la qualification et la spécialisation. Il faudra réinventer l'enseignement et mettre l'apprentissage à l'ordre du jour. Penser un nouveau mode de redistribution dans une réflexion prospective. Combattre la corruption, instaurer plus de justice sont des priorités absolues. Mettre l'accent sur le global, enseigner l'importance de l'Europe dans le rééquilibrage de la planète et faire comprendre aux esprits chagrins à la réflexion moyenâgeuse, que la voie solitaire est une aberration vouée à l'échec. Un nombre grandissant de problèmes se profilent à l'horizon nécessitant des solutions à court terme. Ils ne pourront se résoudre que collectivement.

Empires coloniaux
La mémoire défaillante et une réflexion sommaire sont des fléaux politiques. Il serait temps   de rechercher et d’analyser les vrais origines des tragédies qui déferlent sur la planète. Les guerres de conquêtes « religieuses ou non », les exactions coloniales et le pillage de territoires envahis, font certainement partie du ressentiment éprouvé par un grand nombre de populations. L’arrogance et le mépris furent hélas les seules réponses des vainqueurs aux vaincus. L’Occident n’a cessé de s’enrichir en dépouillant, en semant la mort et la terreur sur l'ensemble des continents. Quant à la poudrière du Moyen-Orient, elle trouve son origine dans les accords de partage des zones d'influences Franco-Anglaises. Un tracé de frontières artificiel et absurde obligea des ethnies, « ennemies séculaires » à la cohabitation. Ce fut comme vouloir marier « l'huile et le vinaigre ». Cette erreur politique fut le départ du fiasco que nous connaissons.  


Ces nouvelles frontières ont permis l'émergence de dictatures, presque indispensables au maintien de l'ordre dans ces pays sortis de nulle part. Le concept de bisounours et la naïveté de dirigeants peu éclairés, à la mémoire défaillante et fâchés avec l'histoire mais imbus d'eux mêmes, ont ouvert le chemin aux désordres que nous payerons durant des décennies.

Les besoins énergétiques, le pétrole, le gaz, la spéculation et le commerce des armes furent un âge d’or pour la plupart des gouvernements. l'Engin de mort se vendait généreusement tant à ses amis, qu’à ses ennemis. L'absence de vision, la corruption et les trahisons, ont fait le lit de l'anarchie actuelle. Lors de nos ingérences intempestives dans ces pays, nous avons négligés de prévoir les conséquences de nos interventions. Le coup de pied dans la fourmilière a créé une situation que le politique ne maîtrise plus. Les guerres du Moyen-orient, la cohorte de réfugiés fuyant les zones de combats, met la moralité de l'occident à rude épreuve. Triste spectacle de voir l'occident tourner le dos à sa part de responsabilité. La pleutrerie composée de bonnes âmes aux trémolos dans la voix, la religion en bandoulière essayant de justifier l’inqualifiable. 


L'Occident, pompier pyromane, coupable mais jamais responsable, n'a pas fini de régler la note de ses inconséquences. Le manque de cohésion, le chacun pour soi et le désastre pour tous, s'inscrit au fronton des administrations (fiscales) car, « in fine » , ce sera toujours le citoyen qui payera pour l'insolvabilité intellectuelle des élites gouvernementales.

COMMENT FAIRE..?

Dépendance Européenne
Le monde de 2016 sera probablement et comme d’habitude, un mélange d'abjections et le fruit de toutes les trahisons. Veulerie, compromissions et cynismes seront les maîtres mots qui se bousculeront dans les discours du politique. Faire illusion et donner le change à des contribuables qui n’écoutent plus. L’esbroufe au quotidien n’a plus l’oreille d’un public déconnecté de la parole politique. Ministres, secrétaires d'état, députés et fonctionnaires ont réussis à perdre toute crédibilité. A force de s’intéresser davantage aux stratégies électorales qu’aux intérêts du pays, nos braves inutiles ont ouvert la porte à toutes les dérives. Ils privilégient l’immédiateté, pour cause d’élection, au détriment d’une vision à long terme. Pas de vagues, maintien du statu quo et Interdiction de toucher aux avantages acquis, aux prérogatives inhérents à la fonction. Tout cela ne fait que générer de petites demi-mesures et enfonce le pays dans un désordre grandissant. De promesse en parjure la gente politique fornique avec la vérité, booste les ambitions personnelles au détriment des attentes du contribuable. Pas de projets, ni vision mais un goût prononcé pour l’immobilisme. Les gouvernements, quels qu’ils soient sont constitués d’élèves d’une même volée de nantis jouant entre eux à qui perd gagne sur le dos de la population. 

Qu’il s’agisse de politique intérieure ou celle dite « internationale » la timidité, le manque de courage et la lâcheté sont du même acabit. Incapables d’appréhender la nouvelle donne mondiale ainsi que les problèmes stratégiques qui en découlent. Des mauvais partenaires gouvernementaux, des pays amis qui nous tirent dans le dos, l’Europe se délite, perd son âme et se livre pieds et poings liés aux États-Unis. Tout le monde parle et personne n’écoute. Tout le monde sait qu’il faut agir, qu’il y a urgence, mais personne ne bouge. L’Europe s’achète la protection des Etats-Unis à travers le bouclier de l’OTAN, quand nous savons pertinemment  que c’est de l’Amérique que nous devons nous méfier le plus.

Nous avons impérativement besoin d’une Europe indépendante et forte. Une Europe fédérale n’en déplaise aux esprits rétrogrades ancrés dans des certitudes passéistes et loin de toute vision géostratégique. Une Europe incluant la Russie, pays historiquement et philosophiquement proche de nous. Une Europe avec un gouvernement, une armée et une économie commune. Cette Europe-là aurait la capacité de faire jeux égal avec des pays tels que la Chine, le sous-continent Indien et les deux Amériques. Une Europe à l’image de la Suisse, petit pays prospère où la démocratie participative règne en maitre et favorise le dialogue plutôt que l’invective. Il s’agit de nous poser les bonnes questions et de savoir ce que nous voulons. La déchéance par la division ou enfin nous réunir autour d’une table afin de débattre sur les défis qui nous attendent. Rechercher l’intérêt commun et faire en sorte que chaque pays perçoive son dû. 


Démocratie participative
Persister dans la voie que nous suivons depuis des décennies nous conduira, à n’en pas douter, au désastre. L’effritement de la communauté, le mécontentement des citoyens qui ne comprennent plus en quoi consiste la finalité de cette Europe divisée où priment les égoïsmes nationaux. Des gouvernements tirant à hue et à dia, des politiques prêtant plus d’intérêt à leur carnet d’adresse qu’aux problèmes d’une la communauté en déroute. Une absurdité fiscale mettant en concurrence déloyale des pays entre eux. Notre continent se délite et la parole politique se perd dans l’insignifiance. Le mensonge s’érige en institution et la parole perd toute crédibilité. Les idées n’ont plus de contenu, seul le statut quo est pris en considération…en tant qu'assurance vie politique. France, Allemagne, Italie, Espagne, les pays de la communauté européenne ont une longue histoire commune. De siècles d’or en drames partagés, de conflits armées en trêves, de paix en fléaux, nous sommes les habitants d’un même continent, jouissant, peu ou prou, d’une équivalente famille de réflexion, nourrie de littéraires, de philosophes, de peintres et d’artistes en tous genres dont nous assimilons l’esprit. 

Une spiritualité aux racines convergentes nous rapproche également les uns des autres. 


L'Europe en perdition ...   
Quelques « hommes d’état », beaucoup de bonne volonté, une vision géostratégique et du temps, seraient les ingrédients de base, indispensables pour la mise en œuvre d’une union forte, indépendante et responsable. Des discours sans langue de bois et un minimum de pédagogie pour expliquer les enjeux quant à l’avenir de l’Europe et son impact sur le devenir des populations, seraient bienvenus. En intéressant les populations à leur propre destin, en leur proposant de participer aux prises de décisions importantes  par référendum interposé, ils accepteraient sans aucun doute, les suggestions issues d’un débat démocratique. Un tel projet exige de la méthode, une honnêteté sans faille et une étroite collaboration avec le citoyen. Pas de faits accomplis. Ne pas commettre l’erreur de décider unilatéralement pour le peuple, mais partager les prises de décisions avec lui. Churchill, l’homme d’état qui a fait l’histoire de la dernière guerre mondiale, avait le peuple derrière lui par son parler vrai. Ce sont des hommes de cet acabit que l’Europe mériterait pour sortir de son apathie, de sa médiocrité politique, de ses calculs électoraux indécents et de sa corruption. Entre désordres et engagements politico-militaires au Moyen-Orient, l’allumette, proche de la poudrière ne demande qu’à embraser la confusion. 

Amis et ennemis se confrontent qui pour obtenir des droits à l’existence, qui  pour mourir en héros pour défendre des dogmes d’un autre temps. Zones d’influences faites de trahisons et d’assassinats au nom d’un Dieu vengeur. Une arnaque politique, un jeu de dupes où l’intérêt financier se mêle étroitement à l’intérêt géostratégique de quelques meneurs en mal de dictature. Un certain nombre de cyniques prétendent que le gaz, le pétrole et la finance valent bien quelques centaines de millier de cadavres. Le citoyen, ce cocu de l’histoire, dont le rôle consiste à colmater les brèches occasionnées par l’impéritie de ses dirigeants commence à en douter. 

A force de nous défausser de nos responsabilités politiques dans cette partie du monde, à force de transformer ces pays en tirelire pour compenser la déplorable gestion de nos gouvernants, à force de détourner le regard des enrichissements personnels et des coûts de la corruption, à force de doubles discours, l’ardoise que l’avenir nous présentera risque d’être sévère. 

A force de côtoyer et de tirer bénéfice de crapules sanguinaires, de tortionnaires déguisés en roitelets d’opérette et d’accepter sans sourciller les exactions commises en leurs nom, sous prétexte de conforter la « balance des payements » et le « Pib » d’une nation, nous ne faisons qu’accélérer notre descente aux enfers. Le manque d’éthique et l’avidité du pouvoir d’un nombre grandissant de nantis et de politiciens, font la part belle à une déchéance programmée. L’Homme a besoin de lumière. Il a besoin de rêver, de croire et d’espérer. Il a besoin de dépasser sa ligne d’horizon pour se projeter dans l’avenir et se réaliser en tant qu’homme.  Au lieu de cela nous ne lui offrons que la perspective d’une décadence annoncée. 

GUERROYER EN 2015

Repos après tuerie ... 
Guerroyer à travers les continents pour éprouver plaisirs et orgasmes du pouvoir. La belle affaire. Assassiner hommes, femmes et enfants pour refus de soumission au diktat d'un dogme. La belle affaire ! Contraindre par la force et la torture des individus à penser leur existence en fonction de règles établies par des roitelets, aux conceptions politiques moyenâgeuses, serait inimaginable au vingt et unième siècle. Et pourtant...Plusieurs millénaires au service de la destruction, le nom des dieux en bandoulière pour justifier mort et misère, le temps n'a hélas réussi à infléchir la cruauté de l’individu malgré la présence des philosophes qui ont jalonné les chemins de l'histoire. Sacrifier au nom des dieux à qui nous faisons dire n'importe quoi pour justifier l'injustifiable. Élever églises et monuments en guise de pénitence tout en éliminant ce qui gêne, ce qui fait obstacle aux ambitions afin de légaliser un projet ou une volonté d’asseoir le pouvoir. Il semble que le passé ne nous ait pas permis d'assimiler grand-chose. 

Les barbares exécutent
Le stratège en col blanc, as de la financiarisation, sait comment prendre une population en otage pour servir la soupe au chef. Intense travail de lobby où mensonges et cupidité sont mamelles prévaricatrices. Une règle du savoir vivre dans le monde du business international. Le petit peuple y fait office de garantie bancaire avec la bénédiction de gouvernants à la recherche de plus-values. Aux deux bouts de la chaîne les perdants. Le contribuable et encore le contribuable. Le même passe trois fois à la caisse. Une fois à l'aller, une fois au retour et une fois pour rembourser la plus-value du député lobbyiste. Notre société cherche à incarner le sommet d'une civilisation exemplaire mais ne craint pas d'échanger la mort contre un coin de paradis éphémère. Avoir un instant l'illusion d'exister...sur le dos des autres. Cinq, dix ou vingt ans pour créer des camps de souffrance et noyer des ethnies au nom d'idéologies elles aussi éphémères. Avoir raison le temps d'un massacre. Vivre l'inutile le temps de paraître et de jouir du cercle des parasites. Et pourtant et pourtant ! 

Victimes des guerres de Religions
L'Homme dispose d'un privilège incommensurable, celui de la réflexion. Une conformation d'esprit le portant naturellement à découvrir sa réalité et se porter à la hauteur de ses semblables. Le chaos, « concernant l'homme », n'est pas inscrit dans le marbre. La guerre n'est pas une option. L'Homme n'est pas l’ennemi de l’homme. Il le devient quand agressé il subit l'humiliation et la maltraitance de l'autre. Dès lors c'est la porte ouverte à la révolte vengeresse. Les exemples en remplissent les livres histoires. Le sang qui imbibe la terre des continents découverts, puis convoités et exploités pour satisfaire la cupidité et la soif de certains pouvoirs est inimaginable. En témoigne la presque extinction des autochtones du premier continent émergé de notre planète, l'actuelle Australie. 

Puis ceux des Amériques, en grande partie décimés sous prétexte d'y apporter la bonne parole, inquisition oblige. Des siècles de tueries, de mensonges et de rapines pour déboucher sur le chaos et le mépris de la vie humaine. Il est toujours interdit de penser faux, ce qui permet aux guerres de religions de prospérer, aux politiques de se déchirer et aux imbéciles d'exister. Discourir sur la démocratie sans jamais l'appliquer. Leitmotiv de la modernité. 

Efficacité de l'OTAN
L'Homme, par le passé, n'a pensé qu'à détruire et s'enrichir. Aujourd'hui, rompu à cet exercice il met les bouchées doubles. Le constat est évident en considérant la fumisterie du Moyen-Orient. Chaque jour qui passe augmente notre responsabilité face à la misère des réfugiés et le danger que représentent les émissaires de Daech, utilisant cette filière pour mieux infiltrer l'Europe. L'anarchie meurtrière qui sévit dans cette partie du monde est le résultat de nos incohérences politiques. Vouloir soumettre une société à la volonté d'un tyran, voire d'un envahisseur, quel qu'il soit, est à terme voué à l'échec. Tracer des frontières artificielles à sa convenance en y incluant des ethnies en dissidence séculaire est un autre échec garanti. Notre arrogance naturelle et le sentiment chevillé au corps de notre supériorité en toutes choses ont façonné les galères auxquelles nous sommes confrontées aujourd'hui. L'Ironie ne nous empêche pas de répéter à satiété : « Plus jamais cela ».

Nous sommes loin d'avoir su tirer profit des leçons de l'histoire et continuons à vivre l'holocauste au quotidien comme si de rien était. 

PUTAIN !

La Grèce et l'histoire ... 
Putain !  « Das Herrenvolk ist zurück »..! Quelle triste image de l'Europe. Une guerre de tranchée, une bataille perdue, celle de la solidarité. Les casques à pointes renaissent de leurs cendres et agressent les Grecs, transformant l'idéal communautaire en équation financière. Les  teutons ont décidément l'esprit lourd et l'ADN chargé de plomb. Jouer aux matamores n'apporte rien et ne facilite pas les discussions, ni n’apporte des éléments à la construction d'un possible programme de sauvetage. Cette Allemagne là nous rappelle de mauvais souvenirs. C’est toujours le peuple qui paye pour les bévues de la « propaganda staffel » de ses gouvernants.

La situation actuelle de l'Europe, compliquée et injuste, n'est pas le fait de la Grèce seule. C'est l'ensemble de la communauté représentée par la « Troïka » qui serait à blâmer. Tel quel le continent se présente comme une association de banques au service de quelques milliardaires et groupements d'investisseurs en mal de dividendes. Le flagrant manque de transparence, les mensonges éhontés, les délocalisations et les faillites frauduleuses sans oublier le travail de sape des fonds spéculatifs, ainsi que la corruption endémique et les malversations au plus haut niveau sont, dans une grande mesure financés par le citoyen lambda. Fuite de capitaux, resserrement de crédits, impôts sans commune mesure avec la réalité, sont des faits que les citoyens n'acceptent plus. Il se sentent trahis et ont l'impression de servir une poignée de privilégiés sans aucune contrepartie. L’état au service des lobbys. Au lieu de mettre l'homme au centre de la communauté, c'est le poids de l'euro qui triomphe, ce que les laquais de Bruxelles ont du mal à intégrer. L'Europe est un diamant brute sorti de sa gangue par des hommes d'état d'envergure. Un diamant qui restait à polir. Mais en guise de successeurs, les populations ont succombé aux démagogies de pacotilles en accouchant hélas, de larbins egocentrés sans envergure, ni ambition. 

La naissance de l'union, orchestrée et minutieusement élaborée par des poids lourds du savoir faire, a favorisé l'adhésion volontaire d'un certain nombre de pays à un concept qui permettrait, à l'avenir, de vivre ensemble, de commercer, d'échanger, de se prêter mutuellement assistance en  cas difficiles, en évitant tout conflit majeur. Les premières vraies divergences politiques sont apparues au cours des gouvernements successifs. Allant s’amplifiant au fil des années, ils finiront par alimenter le scepticisme grandissant des populations. Au lieu de consolider et harmoniser l'existant, les états ont opté pour un élargissement accéléré en tenant aucun compte des problèmes induits.

Euro en danger ...
Bruxelles accepta de faire entrer un nombre aberrant de pays aux économies disparates dans la communauté, pays qui se trouvèrent d'emblée en porte à faux par rapport aux critères exigés. Cette façon d'agir ne pouvait que mettre à mal l'harmonisation de l'union. Une politique plutôt faite pour plaire à certains, mais gribouille dans les faits. Une population faussement consultée à qui les politiques vendaient du rêve. Une histoire d'ego dans l'espoir de passer à la postérité. Tricheries, mensonges et référendums truqués, ils ne firent pas dans la dentelle. Le résultat fut un mécontentement croissant du citoyen. Comme d'habitude les politiques, enterrant leur courage, l’œil rivé sur leur portefeuille ministériel, se défaussèrent sans états d'âme sur les perfidies de la Troïka pour calmer les colères  de la population. Ils oublièrent toutefois de mentionner que Bruxelles n'est qu'une stricte émanation de leur propre gouvernement. La Grèce, dès sa rentrée dans la communauté fut la grande malade de l'Europe. Après le joug nazi et celle des colonels, le projet d'adhésion fut vécu comme une libération et la promesse de nouveaux horizons.


Deutchland über alles ... ?
Handicap majeur pour le pays de Périclès...une infrastructure presque inexistante, une corruption endémique, un système de gouvernance peu conforme aux règles en vigueur. Le pays ne fut pas prêt à sauter le pas et prenait ainsi des risques considérables au même titre que la communauté. Cette dernière fut parfaitement au courant des libertés prises avec les bilans et accepta cette  situation sans sourciller. l'Adhésion à l'euro a compliquée les choses, tant du côté Grec, que de celui de la communauté. Il aurait fallut aider la Grèce à se restructurer afin qu'elle soit en ordre de marche pour faire face à son développement. Aujourd'hui, renflouer la Grèce pour rembourser les banques est une hérésie. Ces dernières  continuent à encaisser de substantiels bénéfices sur l'argent qu'ils prêtent au pays.

En l'occurrence il s'agit d'un vol manifeste doublé de non sens. Les banques rajoutent de la dette à la dette et étranglent cyniquement le pays. La Grèce est parfaitement capable de faire face au poids de son économie, si nous suspendons le remboursement de sa dette pour quelques années. Le temps de  de restructurer l'état. Humilier le pays est inutile, irresponsable et ne fait que renforcer les rancœurs. Tous les acteurs de la communauté sans exceptions sont comptables de la gabegie actuelle. L'Europe est une idée, un idéal et non qu'un fond de commerce. La France, l'Italie et l'Espagne, pour ne citer qu'eux ont, des décennies durant, vécus au dessus de leurs moyens.

D'endettement progressif en rémission illusoire, de grèves à répétition et de petites révoltes format 1968 - nous nous sommes livrés sans combat au pouvoir teuton. Gouverner c'est prévoir et les rabougris de la cervelle, amateurs de laxisme n'ont rien vu, ni entendu. La politique, comme la nature, ont horreur du vide, les allemands n'ont fait que prendre une place  vacante. Les bras cassés aux manettes ont beau sortir leurs mouchoirs et en appeler à l'émotion patriotique, ils récoltent ce qu'ils ont semés. Tsipras, premier ministre Grec, a douloureusement et très courageusement rempli son rôle ! Il nous fait comprendre que l'union sans mesures sociales adéquates n'est pas viable à terme. Quoiqu'en pensent les inconditionnels de l'hyper capitalisme, les hommes doivent êtres mis au centre de la construction communautaire et non êtres considérés comme des simples investissements à générer des bénéfices.

LE CONSTAT

Un constat et une interrogation. Des lustres de fourvoiement politique, suivis de décennies de gestion aberrante où le pays s'est déconstruit au hasard de l’inspiration des uns ou de la fantaisie des autres. L'atonie avérée des locataires de la Versailles moderne, politicards à l’affût de votes avec comme antienne, celle de perdurer jusqu'à ce que mort s'ensuive. Exercer le pouvoir au détriment d'une population et pouvoir décider du sort des autres en étant soi-même à l’abri, doit être grisant. Mais est-ce tenable ? Ces tribus de joyeux énarques aux manettes du pouvoir, auto promus la plupart du temps, sont principalement au service d’eux-mêmes. Ils exercent leurs débordantes prérogatives dans une atmosphère de roi soleil vautrés dans les dorures du passé. 

Ils tendent à touiller l’injonction comme un chef étoilé sa crème fouettée, à cette différence près que ceux qui la dégustent, ne la digèrent plus. Le monde du pouvoir flirt avec la dynamite en manipulant  ses citoyens à outrance. L'ambiance suinte la grenade dégoupillée pouvant à tout instant nous exploser à la figure, car la cécité de nos faiseurs de miracles ne varie guère. Au contraire, elle se renforce à chaque élections. Pardi, on ne change pas une équipe qui gagne en inefficacité, mais rapporte gros sur un plan personnel. Rien, ni personne ne fera bouger ces gesticulateurs en charge de notre bien-être. Ils sont aphones et sourds une fois pour toutes. Est-ce supportable ?

Notre planète, dirigée depuis trop longtemps par l'incompétence des uns et l'égocentrisme des autres succombe à l'asphyxie. Soumise à une financiarisation spéculative indécente elle enrichi ceux qui le sont déjà au détriment des d'investissement industriels créateurs d'emplois. Les classes moyennes se paupérisent et l'exigence du politique croit à mesure qu'il assure sa pérennité...sur le dos du citoyen. 

La couardise du politique et sa volonté de maintenir le statut quo font que nous sommes à portée d'allumette du baril de poudre. Le rêve européen, faute d'ambition se délite. Il n'y a plus que le carnet d'adresse et l'espoir d'un miracle de dernière minute qui suscite encore quel qu’intérêt. Les gouvernements peinent à agir en prévision des échéances électorales et de fait, mettent à mal le peu qui tient encore debout. Les grandes questions concernant la Grèce, l'Ukraine, Daech, le terrorisme et ses réfugiés, toujours en attente de solutions et potentiellement explosifs, exigent pourtant des réponses immédiates et urgentes. 

L'Europe, comme image de marque, avec ses atouts scientifiques, industriels et historique n'a pas besoin de baisser les bras en se défaussant de ses responsabilités sur le reste du monde. Nous somme suffisamment puissants pour tenir tête aux grandes structures qui se mettent en place autour de nous. Il suffit d'en être conscient et de mettre au pas les pieds nickelés de Bruxelles qui se prennent pour des astres. La boutique Europe ne se dirige pas comme le bar tabac du coin. Il faut du souffle, un esprit de pionnier et l'envie de faire l'histoire. Le petit personnel politique de la capitale, loin de l'Europe mais proche de ses ambitions personnelles, n'en comprend pas les enjeux faute de maturité politique.


Même mes chiens ...
La perte de crédibilité des ministres, députés, haut fonctionnaires ou faiseurs de lois prend  des proportions inégalées. Jean Monnet, Robert Schumann, les géants visionnaires tels que De Gaulle, De Gasperi et Adenauer, pères fondateurs de l’Europe se retourneraient dans leurs tombes en constatant l'écroulement de cette édifice qu'ils ont si minutieusement mis en place. « To big to fail » La formule a ses limites. L'Europe doit se remettre en question au risque de se disloquer en limitant ses prétentions au stade d'une communauté commerciale sans influence politique majeur. Pour nourrir une authentique appartenance continentale, il faut aussi savoir faire rêver. Offrir de réelles perspectives aux jeunes en démontrant que leur avenir ne se limite  pas forcément  au rôle de combattant ou de kamikaze en Syrie ou en Irak. 


Sortons de notre traditionnelle arrogance, créons des projets, réfléchissons aux possibles perspectives d'avenir au lieu de verser dans un défaitisme qui n'a aucune raison d'être. Les vingt-huit pays constituant notre communauté semblent très peu concernés par l'indispensable « union européenne », seule voie possible pour répondre efficacement aux mastodontes qui s'édifient autour de nous. Il ne faut pas compter sur des amis qui n'existent pas ou espérer une aide miraculeuse qui ne viendra jamais. En politique il n'y a pas d'amis, il n'y a que des opportunités... La Chine, le continent Africain, l'Inde et l'ensemble des pays de l’Amérique du nord et du sud, sont des compétiteurs et n'agissent que dans leurs seuls intérêts. Si nous voulons exister nous devons êtres forts et seule l'Europe « unie » nous permet de l'être.

Retraités en détresse ... 
Trop de palabres, de nombrilisme, de politiciens plus attirés par le verbe que par l'action. Trop de lois, trop de fonctionnaires, de commissions inutiles qui ne sont que prétextes à engranger des gains. Trop d'énarques sans expérience aux responsabilités à Bruxelles,  capitale offerte à une brochette de cols blancs, officiant dans le virtuel avec une grande connaissance sur peu de choses. Il serait grand temps d'investir dans l'humain, de se rendre compte que ce sont les populations qui construisent nos sociétés et non la poignée d'élus sensés les représenter. Si nous voulons donner une réponse démocratique aux aspirations du génie populaire il est nécessaire de connaître ses besoins, ses rêves et ses attentes. Mais souvent non concernés, ces édiles du farniente, bloquent toute évolution afin de sauvegarder leurs prérogatives. 

Pour que la population puisse comprendre les enjeux de son devenir, les gouvernements ont le devoir absolu d'expliquer les raisons rendant « l'union européenne » indispensable. Nous ne pouvons sans cesse mettre le citoyen devant les faits accomplis. Il doit pouvoir en comprendre les tenants et aboutissants, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. 

Vouloir l'union et ne pas l'assumer en s'appuyant sur l'Otan pour notre défense, n'a pas de sens. Est-il normal d'habiller les frontons de nos édifices publiques avec le drapeau de l'union en acceptant que les États-Unis nous dictent la marche à suivre envers l'Ukraine? Le mot « liberté » signifie-t-il encore quelque chose ou subissons-nous définitivement la tutelle américaine ?  D'autre part est-il imaginable de vouloir une Europe sans céder une part de souveraineté ? Il faut savoir ce que nous voulons.  Un avenir ou la chute..!

Changer l'homme pour que change la politique ? Aussi difficile qu’essayer de faire voler une girafe.

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